« Je vais lancer une mission, avec deux personnalités qualifiées, dans les jours qui viennent, concernant ces organismes complémentaires et le lien avec l’Assurance-maladie », a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist mercredi 29 octobre 2025, alors interrogée par les sénateurs de la commission des Affaires sociales. Cette mission sera lancée « rapidement », a-t-elle précisé.
Un débat sur la coordination assurance-maladie obligatoire (AMO) et complémentaire (AMC) et, plus largement, pour « faire évoluer notre modèle de financement » est donc à prévoir dans les prochains mois, a indiqué la rhumatologue hospitalière. Au-delà de cette mission, la question est la suivante : « Comment finance-t-on cette protection sociale, face à une démographie qui est un fait réel ? »
Esprit de dialogue et Ondam faible
Cette intervention au Sénat était l’occasion pour la ministre de rappeler que le texte budgétaire actuellement étudié par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale est « une copie de départ ». Mieux, « le gouvernement est ouvert aux évolutions du texte », a-t-elle expliqué, à condition qu’il reste « dans un cadre de déficit global du pays en dessous des 5 % » du PIB.
Pour cela, Stéphanie Rist a défendu « l’esprit de dialogue » de l’exécutif, qui se rapproche, selon elle, de celui des sénateurs. « Le texte final sera ce que le Parlement en fera et il sera nécessairement bien différent du texte initial », a-t-elle également affirmé, soulignant que le 49.3 ne sera pas employé par le Premier ministre.
Les sénateurs n’ont pas manqué lors de cette audition de pointer que l’Ondam 2026 de 1,6 % (dont 0,9 % pour la ville) est faible. « Effectivement, c’est l’un des plus bas depuis… longtemps », a commenté la ministre, qui a ajouté qu’il « reflète la nécessaire maîtrise des dépenses d’Assurance-maladie ».
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