Annoncé par le président de la République en septembre dernier, le dispositif MonPsy devient opérationnel ce mois-ci, rendant possible l’adressage de patients à un psychologue pour des séances remboursées. Une nouvelle possibilité bienvenue, alors que les psychotropes sont de plus en plus pointés du doigt. Pour autant, la prescription d’un accompagnement psychologique doit répondre aux mêmes exigences que celle d’un médicament, que ce soit en termes d’adhésion du patient, d’effets attendus et de réévaluation. Au risque, sinon, de ne pas rendre service au patient.
Prescrire prioritairement une psychothérapie plutôt que des médicaments… Pour certains patients en souffrance psychique légère à modérée, les recommandations invitent à lever le stylo sur les prescriptions de psychotropes au profit de séances de psychothérapie. Mais ces préconisations butaient jusqu’ici sur un écueil majeur : leur non-remboursement. Le dispositif MonPsy veut y remédier en ouvrant, dans certains cas (lire encadré), la possibilité de prise en charge, sur orientation d’un médecin, de huit séances chez un psychologue. « Même si je suis assez d’accord pour considérer…