Guitare, basse, chant

Nouvelle décennie, nouveaux visages

Par
Didier Pennequin -
Publié le 13/01/2020

En cette nouvelle année durant laquelle sera célébré le centenaire des naissances de Charlie Parker (décédé en 1955), Dave Brubeck (disparu en 2012) et Boris Vian (mort en 1959), coup de projecteur sur de nouveaux visages.

Hono Winterstein

Hono Winterstein
Crédit photo : DOMINIQUE CARBONE

* En délaissant la pompe manouche — qui a fait la renommée du style éponyme, emblème d'une école de jazz à la française — pour le poste de soliste, Hono Winterstein, fidèle accompagnateur de Biréli Lagrène depuis une vingtaine d'années, s'est lancé un défi. Parfaitement réussi avec la parution d'« Horizons » (Trebim Music/L'Autre Distribution). En quartet avec piano (exceptionnel dans ce genre de musique), dont son neveu Brady, et avec deux invités au chant, Sarah Lazarus et Claudio Favari, le guitariste virtuose et leader maestro, au jeu très solide, explore un répertoire éclectique mêlant standards (Cole Porter, Wes Montgomery, George Gershwin) et compositions originales. Tout en mettant en avant des vocalistes expressifs.À applaudir le16 janvier au Studio de l'Hermitage à Paris.

* « Je ne chante pas tellement bien, c'est pour ça que je joue de la basse », confesse volontiers Kinga Glyk. Âgée d'une vingtaine d'années, la bassiste (électrique) polonaise s'inscrit résolument dans la lignée des Jaco Pastorius et Marcus Miller. Sa marque de fabrique : la fougue funky et groovy à outrance, plus un coup de pouce (le slap) musclé sur les cordes. Le résultat : «Feelings » (Warner Music). Dans ce nouveau disque très personnel, elle déroule des riffs de basse puissants et énergiques, pour délivrer une musique très actuelle et enflammée, à la tête d'un groupe polono-américain où figurent des as de claviers d'aujourd'hui, comme Bobby Sparks II et Brett Williams, claviériste chez... Marcus Miller ! En concert le 23 au New Morning à Paris, le 24 à Metz et le 25 en Arles.

* Pour exister de nos jours dans une catégorie pléthorique, une chanteuse de jazz (ou assimilée comme telle) se doit d'avoir, certes une voix, mais surtout de la présence, une certaine originalité, un style propre et une volonté de fer pour se hisser au-dessus du lot. Des caractéristiques qui collent à Anna Farrow. La jeune chanteuse/interprète et compositrice franco-anglaise vient d'enregistrer « Smile » (label Onde/Believe), un CD dans lequel, entourée de nombreux accompagnateurs de qualité et venus d'horizons différents, elle propose dix compositions personnelles et la reprise d'un thème traditionnel. Avec une voix qui parvient à captiver et à séduire grâce à son intonation pleine de groove et de nuances. En concert le 16 janvier à La Maroquinerie à Paris.

Didier Pennequin

Source : Le Quotidien du médecin