L'hôtel Don César, à Porto-Vecchio

La Corse côté Sud

Par Pascal Thomeret
Publié le 12/08/2019
- Mis à jour le 12/08/2019

Dans un parc remarquable, loin du tumulte estival, l'hôtel 5 étoiles Don César contemple, d'une rive à l'autre d'un golfe aux eaux turquoise, les hauteurs de Porto-Vecchio. C'est l'une des plus jolies adresses de Corse-du-Sud et un point de départ idéal pour découvrir les joyaux de la région. Bonnes tables, hôtel... Pendant l'été, « le Quotidien » revisite quelques lieux propices à la détente et aux loisirs.

CORSE-PORTO-VECCHIO

CORSE-PORTO-VECCHIO
Crédit photo : F.-X. SERAFINO/OT PORTO-VECCHIO

Corse-Don César

Corse-Don César
Crédit photo : PASCAL THOMERET

Né des croquis d'un homme et de l'expérience hôtelière d'un couple, inauguré en 2012, l'hôtel Don César, dédié au farniente et surtout au bien-être, est l'une des belles adresses du sud de l'île de Beauté. Une histoire de famille aussi, celle d'Édouard et Marie-Ange Cardi.

Passé le portail du domaine, l'hôtel aux murs blancs se découvre au bout d'une allée arborée. Palmiers, oliviers, chênes-lièges et pins parasol…, le parc se dévoile à son tour. Deux hectares de pinède ourlée de tamaris courent jusqu'à la rive.

Chaque année, de mai à octobre, la saison bat son plein. La maîtresse des lieux, sa fille Emma, les équipes, tous sont là. Et tous les sens sont convoqués. À commencer par la vue imprenable sur le golfe depuis les balcons ou les terrasses plein sud de chacune des 39 chambres et suites. La détente avec les deux piscines à débordement, la salle de sport ou le spa et ses soins raffinés.

L'art, le design sont omniprésents, avec notamment les oiseaux de bronze du sculpteur Gabriel Diana qui ont élu domicile dans le parc ou les banquettes Duvivier, les marbres de Sardaigne et autres créations d'artisans, d'artistes qui meublent et décorent salons et chambres.

Les couloirs tamisés de l'hôtel, bordés de fenêtres hublots, ont été voulus comme une invitation à la croisière. Alors cap sur les saveurs méditerranéennes avec le chef italien Luciano Santa Maria. Depuis qu'il a quitté son restaurant génois, accompagné de sa brigade, il fait la part belle aux produits de la mer et, tout en justesse, marie savamment les cuisines italienne et corse. Crème d'asperge au brocciu, filet de loup rôti, filet de dorade rose ou milanaise de veau corse sont accompagnés des meilleurs flacons de l'île de Beauté.

Des plages au maquis

Jean-Michel, Mathieu ou Tania sont intarissables quand il s'agit de conseiller aux visiteurs les meilleurs endroits, d'organiser des échappées. Alors, avec masque et tuba, cap avec Philippe, le skipper, en direction des plus belles plages de la côte sud, Palombaggia et Santa Giulia. Pour naviguer de crique en calanque, longer la baie de Rondinara et faire une halte dans l'archipel des îles Lavezzi, un des trésors de la Corse marine.



Mais aussi quitter la côte, découvrir le maquis, la montagne, le patrimoine pastoral et déguster la cuisine traditionnelle corse, à l'auberge du Sanglier, dans le petit village de Zonza, avec pour décor les Aiguilles de Bavella et ses châtaigniers. Ou, non loin, l'Ospedale, perché à 900 mètres, un petit village qui doit son nom à l'hôpital qui s'y trouvait autrefois.

Si les cloches de l'église Saint-Jean de Porto-Vecchio se font parfois entendre depuis la petite plage de l'hôtel, c'est certainement un signe, une invitation. Et l'on résiste peu à l'envie de déambuler dans les ruelles de l'ancienne cité génoise, l'ancienne cité du sel, bâtie sur un vaste rocher d'immenses porphyres roses.

Et dans la foulée, pourquoi ne pas filer vers le sud ! Et il n'y a pas plus au sud que Bonifacio. Perchée sur de hautes falaises crayeuses sculptées par les embruns, la « capitale pittoresque de la Corse », selon les mots de Paul Valéry, est un site unique. Vertigineux aussi ! « 184, 185, 186… », les plus courageux comptent les 187 marches du célèbre escalier du roi d'Aragon qui remonte depuis la mer. Ici, tout se mérite et est récompensé. Peut-être par un concert de polyphonies à l'église Saint-Dominique avant de s'en retourner au Don César.

Pascal Thomeret

Source : Le Quotidien du médecin: 9763