400 généralistes salariés ou mixtes dans les déserts : premiers recrutements d'ici à fin mars

Par
Anne Bayle-Iniguez -
Publié le 18/01/2019
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Crédit photo : S. Toubon

Du neuf du côté des 400 postes de généralistes à exercice partagé ville/hôpital ou salarié en zone sous-dense. La direction générale de l'offre de soins (DGOS, ministère de la Santé) a annoncé que cette mesure d'urgence du plan Ma santé 2022 serait concrétisée par l'envoi d'une instruction aux agences régionales de santé (ARS) dès février, avec application immédiate. Les premiers recrutements auront lieu « à la fin du premier trimestre ».  

Ces 400 postes médicaux seront de deux natures. Les jeunes médecins intéressés par l'exercice mixte pourront proposer leur service pour des postes à 50 % du temps payé par l’hôpital, à 50 % du temps rémunéré par une structure ambulatoire. « C'est un statut souple et confortable offert aux jeunes médecins, assure la DGOS. En ville, les cabinets libéraux, les maisons et les centres de santé installés en zone sous-dense pourront profiter de ces postes. » Statutairement, il s'agira de postes d'assistant partagé, indiquait en novembre Cécile Courrèges, directrice de la DGOS, au « Quotidien ». 

Un statut attractif

Deuxième option : des postes de médecins généralistes 100 % salariés d'un hôpital ou d'un centre de santé, dont « l'amorçage et le recrutement » seront soutenus financièrement par l'État. Ces praticiens feront de la médecine généraliste ambulatoire avec suivi de la patientèle, accès à des soins non programmés, etc.  

La rémunération – sur la partie salariée – de ces 400 postes est pour l'instant inconnue. « Nous en avons discuté. L'idée est d'avoir un statut un peu attractif » pour inciter les professionnels à aller exercer en zone sous-dense, indique la DGOS au « Quotidien ».

À titre d'exemple, le président du conseil départemental de Saône-et-Loire, André Accary, vient de recruter plusieurs généralistes dans son centre de santé multisite, qui perçoivent de 4 000 à 6 000 euros net par mois à temps plein, selon leur expérience.  

Le nombre de 400 postes n'est pas définitif. « Si les médecins se bousculent au portillon, nous pourrons faire un effort », prévient la DGOS. 

 

 

 


Source : lequotidiendumedecin.fr