Le Dr Florian Coromines, psychiatre trentenaire à la tête de la FMF-Spé

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Publié le 29/01/2026
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Le Dr Florian Coromines, 35 ans et psychiatre libéral à Nice, a été élu le 24 janvier président de la branche spécialistes de la Fédération des médecins de France (FMF). Un vent de fraîcheur sur le paysage médical syndical à l’aube de la reprise des négociations conventionnelles.

Crédit photo : DR

Le syndicalisme ? Le tout nouveau président de la branche spécialistes du syndicat polycatégoriel de la Fédération des médecins de France (FMF), le Dr Florian Coromines, reconnaît l’avoir découvert un peu sur le tard. « Quand vous êtes un jeune médecin qui vient de s’installer, vous travaillez avec la tête dans le guidon. Parfois, vous recevez des mails de l’Assurance-maladie qui vous disent : vous allez recevoir telle ou telle revalorisation. Mais sans trop bien savoir pourquoi », avoue le psychiatre de 35 ans, installé dans une clinique niçoise.

En définitive, c’est le premier échec des négociations conventionnelles de 2023 qui le poussera à s’intéresser de plus près au combat syndical. « Elles avaient raté, entraîné un mouvement de grève de la profession et donné lieu à un règlement arbitral. Cela avait été pas mal médiatisé sur les réseaux à l’époque », se souvient le Dr Coromines. Le jeune psychiatre décide, dans la foulée, de suivre le deuxième round des négos sur le site de la FMF. Ce qui, en corollaire, lui donne la curiosité de s’intéresser à l’histoire du syndicat polycatégoriel. Pour, in fine, choisir d’y adhérer. « J’apprécie qu’il regroupe des généralistes et des spécialistes. Je suis persuadé que, pour améliorer nos conditions d’exercice et l’accès aux soins des citoyens, la culture des débats entre les deux spécialités est fondamentale », poursuit le psychiatre niçois.

Être des acteurs face aux attaques et aux décisions politiques qui frappent la médecine libérale

Dr Florian Coromines

Autre avantage, « ces échanges nous permettent d’être des acteurs face aux attaques et aux décisions politiques qui frappent la médecine libérale », avance-t-il, la proposition de loi transpartisane du député (PS) Guillaume Garot toujours dans son collimateur. En avril 2025, le Dr Coromines n’avait pas hésité à rejoindre le mouvement de grève contre le texte porté par l’élu de Mayenne en faveur d’une régulation à l’installation des médecins en zone surdotée.

Transmission de flambeau générationnel

Son engagement sera rapidement repéré par celui qui est désormais son prédécesseur, le Dr Bernard Huynh, qui a poussé sa candidature. « À l’issue de mes deux mandats, il était important pour moi que le flambeau soit transmis à une nouvelle génération, dans l’harmonie », confie au Quotidien le gynécologue parisien de 72 ans, fier de l’élection de son poulain.

Ce mercredi 28 janvier, celui-ci aura connu son baptême du feu. C’était en effet au tour de la FMF d’être reçue par Thomas Fatôme, le directeur général de la Cnam, dans le cadre d’échanges bilatéraux avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux. Une première étape « constructive », juge le Dr Coromines. « Le dialogue a été rétabli avec l’Assurance-maladie après le vaste mouvement de grève » de la fin 2025 à la mi-janvier 2026.

Au niveau des spécialistes, « nous avons pu établir plusieurs incohérences pour les codages par exemple des gynécologues et des cardiologues ». Certains actes, comme la mapa (surveillance de la pression artérielle) en cardiologie sont à des tarifs nuls, ont alerté les représentants de la FMF-Spé. Les élus syndicaux ont également reçu l’assurance par le directeur général de la Caisse de la relance du groupe de travail sur l’avis ponctuel de consultant (APC), en parallèle de celui sur la pertinence des soins. Prochaine pièce de résistance pour le Dr Florian Coromines ? La commission paritaire nationale conventionnelle programmée le 25 février.


Source : lequotidiendumedecin.fr