Numerus clausus : le PS accuse le gouvernement de favoriser uniquement les hôpitaux parisiens

Par Anne Bayle-Iniguez
Publié le 02/05/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
numerus clausus

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Crédit photo : S. Toubon

Publié le 21 avril, l'arrêté fixant à 9 314 le nombre d'étudiants autorisés à passer en seconde année de médecine – et leur répartition par faculté – ne satisfait pas du tout le groupe Socialistes&apparentés, qui accuse le gouvernement d'« injustice territoriale », en « concentr[ant] les moyens dans la capitale » au détriment des autres villes. 

Le numerus clausus a beau être en forte hausse (13,5 %), « deux tiers des places supplémentaires seront affectés à la région parisienne », soit 397 places sur 606, se désole la gauche. Il n’y aura aucune place supplémentaire pour Caen, Nantes, Tours, la Lorraine, Clermont-Ferrand ou Limoges, « dont on connaît pourtant les déficits en médecins », détaille le PS. Et d'ajouter : « En désavantageant les territoires, le gouvernement fait courir le risque de renforcer les inégalités d’accès aux soins. »

« Cela veut dire que, par ricochet, ces médecins formés en région parisienne n'iront pas s'installer en Tarn-et-Garonne, dans le Lot ou dans d'autres départements, a déploré lundi dernier dans l'Hémicycle Valérie Rabault, députée de Tarn-et-Garonne et présidente du groupe Socialistes&apparentés. On sait parfaitement que le CHU où l'on fait ses études et l'endroit où l'on va s'installer par la suite est très lié. »

Le lendemain, lors d'une nouvelle séance de questions au gouvernement, Guillaume Garot, député socialiste de la Mayenne, en a remis une couche. « Comment pouvons nous croire dans une politique efficace contre la désertification [médicale] alors que vous oubliez des régions entières dans la formation des étudiants ? »

La réponse d'Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès d'Agnès Buzyn (vidéo à partir de 2mn 30 secondes), n'a pas du tout convaincu les socialistes. Leur appréciation est sans appel : « hors sujet ».