Marie Dupuy, major ECNi 2020, mordue de tennis et future cardiologue parisienne

Par
Sophie Martos -
Publié le 17/07/2020

Crédit photo : DR

À 23 ans, Marie Dupuy, étudiante à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), est sortie major des épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) édition 2020. Sans hésitation, elle a confié au « Quotidien » vouloir s'orienter vers la spécialité de cardiologie pour laquelle elle a eu un coup de cœur.

LE QUOTIDIEN : Vous êtes major des ECNi 2020 sur 8 820 étudiants classés. Quelle est votre impression ?

MARIE DUPUY : Ça fait plaisir ! Je suis étonnée de ma première place ! On a ouvert le champagne hier soir ! Ces épreuves n'ont pas été classiques avec la crise sanitaire, le report et les conditions d'examens. Dans nos salles d'examens, on portait les masques dès que nous étions à moins d'un mètre d'une personne. Les tablettes étaient désinfectées entre les épreuves et on devait mettre de la solution hydroalcoolique en entrant et sortant des lieux. Mais je suis très fière, c'est le résultat d'un travail de longue haleine.

Quelle formation avez-vous suivie ?

J’ai fait toutes mes études à l'UVSQ, j'ai eu ma PACES du premier coup et j'étais classée 6e. J'ai aussi suivi un master 1 de biologie et santé en même temps que ma 2e et 3e année pour me laisser la chance de pouvoir suivre un master 2 plus tard si je le souhaite.

Quelle a été votre méthode de travail ?

Sur les révisions, je suis une adepte du travail régulier. J'ai commencé dès la 2e et 3e année. Je suis allée à tous les cours car les médecins transmettaient des messages clés que j'ai retenus et des bases de physiologie que l'on ne revoit pas forcément à l'externat et qui me semblaient importantes pour la suite. Je travaillais tous les soirs. Dès la 4e année, je me suis concentrée sur les ECN à la fois en stage et dans les livres. J'ai suivi les conférences plusieurs fois par semaine pendant l'externat. C'est beaucoup d'entraînement aux QCM, aux dossiers cliniques progressifs qui permettent d'élaborer des démarches diagnostiques et d'appréhender des situations cliniques. J'ai aussi beaucoup utilisé SIDES et en fin de 5e année ecni.fr. J'ai toujours cherché des dossiers partout ! Pareil pour la LCA, j'ai révisé les articles sur SIDES et Internet.

Entre les révisions, j'ai gardé une activité sportive pour l'équilibre mental/corps. Je pratique le tennis depuis que je suis jeune. Je faisais de la compétition au collège et au lycée, j'ai été classée 5/6. Pendant les longues révisions, j'en pratiquais une fois par semaine.

Comment avez-vous vécu le report des ECN et la fin des révisions ?

On s'y attendait, on s'y préparait et j'étais contente que ce soit en juillet et non en septembre pour les vacances ! Sur les derniers tours, j'ai davantage pratiqué le tennis, jusqu'à trois fois par semaine car j'avais besoin de me détendre et de me ressourcer. Sur la fin des révisions, ça joue. J'ai aussi ajouté des promenades le soir d'une heure, d'une heure et demie pour dormir. J'ai été beaucoup soutenue par la famille.

Le confinement la tête dans les bouquins ou en renfort à l'hôpital ?

Pendant le confinement, je devais partir en stage d'hépato-gastro-entérologie mais il a finalement été annulé. J'ai proposé mon aide à la régulation du SAMU pour le triage des patients mais ils avaient assez de monde, je suis donc restée chez moi.

Entre le report et le confinement, on a eu beaucoup de temps pour réviser, mais je trouve que ce n'est pas forcément un avantage. À la fin, on n'y arrive plus. Alors qu'être en stage nous fait apprendre des connaissances et des compétences, sans avoir l'impression de travailler. En revanche, une fois que j'ai été déconfinée, ça m'a fait du bien de faire autre chose. Personnellement, ça a été barbecue avec les amis.

Vous allez être la première à choisir votre spécialité. Déjà une idée ?

J'ai toujours voulu faire de la cardiologie, je reste sur cette idée-là. Et ça serait aussi à Paris. Je suis en stage de cardiologie en ce moment. C'est une spécialité très variée, il y a de l'aiguë, du chronique, du suivi, de l'urgence et la possibilité de faire des examens complémentaires divers type échographie, IRM cardiaque, épreuve d'effort… C'est très intéressant. J'aimerais rester à l'hôpital, j'aime l'ambiance et le travail d'équipe et plus tard j'irai peut-être en ville. J'avais prévu la Croatie et les États-Unis mais pour l'instant, je ne sais pas trop comment cela va se passer. Ce sera finalement la Bretagne ! 

ECN

Source : lequotidiendumedecin.fr