L'insoutenable calvaire des grèves

Il faut du courage pour céder  Abonné

Par
Richard Liscia -
Publié le 13/01/2020
L'intensité de la fureur des grévistes et manifestants n'a d'égale que la procrastination du gouvernement. Si Emmanuel Macron ne peut pas renoncer à son projet de réforme des retraites sans se décrédibiliser (et n'importe lequel de ses interlocuteurs devrait inclure ce paramètre dans ses calculs), il est parfaitement en mesure de faire des concessions, notamment sur l'âge-pivot, auquel, visiblement, le président tient beaucoup moins que le Premier ministre.
Philippe et Macron sous la pluie d'hiver

Philippe et Macron sous la pluie d'hiver
Crédit photo : AFP

Dans ces conditions, à quoi joue-t-on depuis la fin de l'année dernière ? Chaque fois que Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, syndicat réformiste, réclame sans la moindre nuance le retrait de l'âge-pivot, Édouard Philippe prend tout son temps pour l'admettre, comme s'il ne pouvait franchir le Rubicon qu'au péril de sa vie. La revendication de M. Berger est soutenue par la proposition de réunir une conférence de financement des pensions, laquelle permettrait, en quelques mois, de mettre au point un plan d'équilibre des comptes dont les conclusions remplaceraient l'âge-pivot.

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