Dans le contexte de crise sanitaire, deux syndicats de praticiens hospitaliers (PH) militent pour un plan d'aide en faveur des services de réanimation médicale des hôpitaux publics. « Le manque de lits de réanimation médicale crée une pénurie inutile et place la France dans les derniers rangs des pays de l'OCDE en équipements et structures de réanimation », affirment l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et le Syndicat des médecins réanimateurs (SMR).
Les deux structures demandent « de toute urgence l'ouverture de négociations pour prévoir le nombre de réanimateurs formés dans les années à venir et pour augmenter le nombre de lits de réanimation médicale ». Ils suggèrent le passage de 74 à 150 internes formés chaque année et le doublement des lits de réanimation pérennes en France.
Plan immédiat
L'AMUF et le SMR s'opposent en outre au concept de « réanimations éphémères », qu'ils qualifient de « non-sens » en période de crise durable. « Cette notion de réadapter le système est contradictoire avec les impératifs de qualité des soins et d'accès aux soins préservé pour tous les malades », écrivent-ils.
Les deux syndicats rappellent que « 95 % des malades de réanimation sont admis dans les réanimations médicales alors que seulement 5 % le sont dans les réanimations chirurgicales et les salles de réveil ». Ils demandent « qu'un plan immédiat soit lancé pour donner tous les moyens à la réanimation médicale ».
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