Marisol Touraine a placé le centre hospitalier de Montluçon sous administration provisoire, une mesure de choc réservée aux établissements fortement déficitaires. La mission est confiée à Huguette Vigneron-Meleder, au Dr Pierre Lesteven et à Guy Mathiaux - ce dernier assurait jusqu’à présent la direction par intérim de l’établissement.
L’hôpital de cette sous-préfecture de l’Allier se porte mal depuis des années. En juin 2010, la sénatrice de l’Allier Mireille Schurch (communiste) interpellait Roselyne Bachelot « sur la situation désastreuse de l’hôpital de Montluçon qui connaît un déficit cumulé de 22 millions d’euros et un taux d’endettement de 96 % ». « L’absence chronique de moyens compromet la bonne utilisation du plateau technique qui va être livré, et donc le développement futur de l’activité », ajoutait la sénatrice.
Aide financière exceptionnelle, développement des coopérations et partenariats : la réponse de la ministre de la Santé de l’époque n’a pas permis le retour à l’équilibre financier.
Promesse d’une aide de 4 millions
Une nouvelle enveloppe devrait être dégagée pour le CH montluçonnais, selon le député socialiste Bernard Lesterlin, qui affirme avoir reçu du ministère de la Santé la promesse d’une aide sur la trésorerie de 4 millions d’euros.
L’hôpital de Montluçon dessert un bassin de 180 000 habitants. Les trois administrateurs provisoires et le directeur général de l’ARS Auvergne rencontreront les instances de l’établissement le 12 juin prochain (conseil de surveillance, commission médicale d’établissement, comité technique d’établissement, commission des soins) pour ouvrir le dialogue et identifier les priorités.
Faciliter la régularisation des Padhue ? L’Académie de chirurgie souligne le « devoir de sécurité vis-à-vis des patients »
À Paris, des médecins Padhue dans la rue pour dénoncer l’aberration de leur quotidien
Revalorisation des astreintes : les praticiens hospitaliers maintiennent la pression
Praticiens diplômés hors UE
Les Padhue à nouveau dans la rue