Au terme de la quatrième journée de grève à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) jeudi dernier, nettement moins suivie que les précédentes (un millier de personnes et un taux de grévistes tombé à 12,5 %), les discussions ont cette fois repris sur de nouvelles bases entre le directeur général, Martin Hirsch, et les syndicats mobilisés contre la réforme des 35 heures.
Martin Hirsch, pressé par Marisol Touraine de trouver une sortie de crise, a proposé à la fois un changement complet de méthode et un nouveau calendrier, plus élastique. Les négociations proprement dites sur le temps de travail ont été repoussées à l’automne, sur la base d’un diagnostic partagé entre les parties (à réaliser de juin jusqu’à septembre).
Cette nouvelle démarche ne reposera pas sur des expérimentations de réorganisation du travail dans des sites pilotes (les syndicats redoutaient un changement imposé sous couvert de ces tests…) mais sur un dialogue de proximité au plus près des unités de soins (conditions de travail, difficultés de fonctionnement, scénarios de réorganisation...). Les représentants du personnel seront associés à cet état des lieux, qui permettra d’élaborer une étude d’impact. Surtout, le sujet explosif de la réduction du nombre de jours de RTT 20 à 15 a été (provisoirement ?) mis au placard. Et la direction de l’AP-HP s’est engagée à étaler les retenues sur salaires pour absence de service fait. Retour à la case départ ?
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