Hôpitaux en déficit : FO Santé veut stopper les suppressions de postes et effacer la dette

Publié le 25/09/2013
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Crédit photo : S. Toubon

Les plans de retour à l’équilibre lancés dans les hôpitaux déficitaires en 2013 se traduisent par d’importantes restrictions budgétaires. La branche santé de Force Ouvrière, qui a réuni 120 délégués à Paris cette semaine, s’inquiète de la dégradation des conditions de travail dans 103 établissements où le syndicat est représenté.

Selon les données collectées par le syndicat, cette centaine d’hôpitaux et établissements médico-sociaux cumulent des déficits supérieurs à 900 millions d’euros. FO Santé affirme que 3 500 postes ont été ou seront supprimés cette année dans ces établissements.

« La baisse des tarifs en mars, un ONDAM hospitalier insuffisant et une activité stagnante ont un effet immédiat sur la situation des établissements, note Didier Bernus, secrétaire général de FO Santé. Suppressions de postes, remise en cause des jours de RTT, organisation du travail en 12 heures, non renouvellement des contractuels, accumulation des heures supplémentaires... les conditions de travail se sont considérablement dégradées ». L’absentéisme a bondi de 20 % en cinq ans.

Des équipes sous tension, s’alarme FO Santé

Les équipes sont sous tension, insiste FO Santé. Le conflit qui oppose les personnels à la direction du CH de Montauban contre un projet de suppression de postes et de jours de RTT est à cet égard symbolique.

FO Santé a demandé, lors d’une rencontre avec le cabinet de Marisol Touraine, que le gouvernement efface la dette des hôpitaux en difficulté. « On ne peut pas éternellement demander un retour à l’équilibre sans qu’il y ait une aide budgétaire », explique Didier Bernus.

Le syndicat exige également que soit mis un terme aux suppressions de postes et que les règles statutaires soient respectées en matière d’avancement des personnels et d’organisation du travail.

« Nous n’hésiterons pas à construire un rapport de force pour nous faire entendre, prévient Didier Bernus. La situation devient intenable. »

 CH. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr