Hôpital : les heures sup' des urgentistes payées comme l'intérim externe, le SNPHARe applaudit l'initiative

Par Martin Dumas Primbault
- Publié le 04/01/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
heures sup urgentistes

heures sup urgentistes
Crédit photo : S. Toubon

En dépit de sa carte de vœux 2019 anxiogène, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHARe) sait se montrer enthousiaste. Il applaudit ainsi l'initiative commune de l'agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire et de la Fédération hospitalière de France (FHF) qui permet aux établissements de rémunérer les heures supplémentaires de leurs médecins urgentistes (temps de travail additionnel –TTA – au-delà des obligations de service de 48 heures maximum) à la même hauteur que l'intérim « externe ».

Une petite révolution quand on sait que ces heures de « temps de travail additionnel » des PH ne sont pas considérées et valorisées comme des heures supplémentaires. « Ce temps de travail additionnel correspond à des heures supplémentaires "déguisées", l’artifice consistant à ne pas les payer ni à 25 ni à 50 % du salaire du praticien, ni au tarif de l’intérim utilisé lorsque la pénurie est comblée par des remplaçants… mais sur un tarif forfaitisé bien en deçà », rappelle le syndicat. La reconnaissance financière de ces heures sup' serait « une des grandes mesures du choc d'attractivité attendu pour l'hôpital public », souligne le SNPHARe.    

Dénonçant la pénurie médicale qui « engendre un cercle vicieux de désaffection pour la médecine hospitalière chez toutes les générations », le syndicat appelle à la généralisation de cette initiative aux PH de toutes les spécialités et à la création d'un « véritable statut de médecin remplaçant ».

Un pool de praticiens remplaçants

La décision de l'ARS s'inscrit dans le programme « Dispositif urgences Centre-Val de Loire » lancé par la région pour faire face à la pénurie de médecins urgentistes. Un pool de praticiens remplaçants a ainsi été créé, sur la base du volontariat. Grâce à l'application « Whoog », médecins et chefs de service ou directeurs des affaires médicales sont mis en relation. « Les praticiens urgentistes disponibles et volontaires qui ont préalablement installé l’application Whoog sur leur smartphone reçoivent la notification sur leur téléphone portable. Ils acceptent ou refusent la mission en un clic », indique le site de l'ARS.