Impossible et très dangereuse : l’éventualité que des médecins - ou des infirmiers - secondent les pilotes d’hélicoptère lors de sorties sanitaires met en colère l’AMUF (association des médecins urgentistes de France).
Une nouvelle réglementation entrera en vigueur fin octobre dans toute l’Europe, qui rendra obligatoire un second membre d’équipage pour certaines missions (urgence prise en charge lors de conditions météo dégradées, par exemple). La possibilité sera offerte aux professionnels de santé de jouer le rôle de copilote, après formation.
« Chacun son métier ! »
« S’il faut des assistants de pilotes ou des pilotes, il faut en embaucher. Chacun son métier !, réagit l’AMUF. Il ne faut pas déléguer des tâches extrêmement spécifiques à des médecins même si ceux-ci sont formés ».
L’association d’urgentistes dénonce une tentative d’économies au détriment de la sécurité des soins. Elle demande à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, que les engins « soient dotés de deux pilotes si nécessaire, comme c’est déjà le cas pour les engins de la sécurité civile ».
La semaine dernière, un syndicat de pilotes, le SNPNAC, a qualifié le projet d’« inacceptable ». La grève d’une heure déclenchée le 16 juillet pourrait être durcie en l’absence de réponse gouvernementale. Selon l’aviation civile, le SAMU mobilise chaque année 45 hélicoptères pour l’acheminement de 20 000 à 25 000 malades.
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