Piqués au vif, les médecins homéopathes ripostent

Par
Sophie Martos -
Publié le 21/06/2018
homeopathe

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Crédit photo : PHANIE

Le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) n'a pas digéré les propos tenus cette semaine par l'Ordre sur la place et l'efficacité de l'homéopathie. 

Le SNMHF s'emploie à remettre les pendules à l'heure sur plusieurs sujets. L'éthique serait mise en cause ? Les médecins homéopathes exercent leur profession « dans le respect des règles du code de déontologie médicale ». La formation initiale ? « Le médecin homéopathe est titulaire du diplôme de docteur en médecine délivré en France (...). Il doit justifier d'un cursus d'enseignement d'homéopathie, reçu dans une faculté et/ou dans une école reconnue par l'Ordre des médecins ». La place dans le système de santé et la compétence ? « Le médecin homéopathe est intégré dans l'organisation du système de soins français, en particulier dans le parcours de soins coordonné et dans le développement professionnel continu », explique encore le syndicat.

Mieux que le placebo

Attaqué sur l'absence de preuves sur l'efficacité des traitements homéopathique, le syndicat assure que de « nombreuses publications scientifiques dans des revues référencées montrent que l'homéopathie a un effet supérieur au placebo, contrairement à ce que la campagne de désinformation actuelle voudrait faire croire aux Français ». Et d'ajouter que la consultation homéopathique s'appuie sur les « démarches diagnostiques classiques et thérapeutiques indispensables », confortée par un « colloque singulier approfondi » avec le patient.

La CSMF et le SML ont de leur côté apporté leur soutien à leurs confrères. En mars, une tribune de 124 praticiens sur les « fake médecines » a accusé certaines thérapies alternatives et complémentaires comme l'homéopathie de « pratiques ésotériques », d'efficacité non prouvée et même de « dangerosité ». Des praticiens favorables à l'homéopathie ont répliqué en déposant des plaintes devant l'Ordre, estimant que la tribune a porté atteinte à la confraternité.


Source : lequotidiendumedecin.fr