Bruno Le Maire (UMP) veut dépenser mieux à l’hôpital et dérembourser des médicaments

Publié le 20/01/2015

Le député UMP Bruno Le Maire a estimé que les manifestations du 11 janvier exprimaient le besoin de « refonder notre modèle » et de renforcer la sécurité, même s’il faut pour cela « réduire l’Etat social ».

« Nous avons une occasion unique, après le 11 janvier, de refonder notre modèle économique, social, les bases de notre nation, saisissons là, c’est ce que nous demandent les Français, ils nous disent "imaginez la France de demain" », a-t-il affirmé sur BFM TV et RMC Radio.

Pour l’ex-ministre, la sécurité est aujourd’hui l’« urgence absolue ». Il souhaite ainsi réformer le Code de procédure pénale, rendre les écoutes plus efficaces, mais surtout donner des moyens à la police, le plus rapidement possible. « Quand je dis renforcer les moyens de la police, de la gendarmerie, des armées, je dis qu’il va falloir réduire l’Etat social, réduire le nombre de fonctionnaires, parce qu’il va falloir financer tout cela », a plaidé l’élu de l’Eure.

Non aux urgences « gratuites »

Pour « donner 500 millions d’euros supplémentaires » aux armées, « avoir plus d’effectifs, construire des places de prison qui coûtent très cher », la classe politique doit « être capable de dire qu’il faudra dépenser mieux dans les hôpitaux, dérembourser un certain nombre de médicaments, supprimer tous les régimes sociaux de retraite, modifier le statut de la fonction publique », a insisté Bruno Le Maire.

« Peut-on continuer à accorder la gratuité des urgences à l’hôpital pour des gens qui (...) ne veulent pas aller chez leur médecin de ville ? Peut-on continuer à avoir une aide médicale d’Etat pour des étrangers en situation irrégulière, qui se font soigner sans avoir donné un euro à la Sécurité sociale ? », a-t-il suggéré.

« Nous payons notre incapacité à faire émerger un nouveau modèle économique et social à la hauteur des attentes des français, qu’ils ont manifesté avec tant de dignité et de force le 11 janvier », a-t-il conclu.

(Avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr