Lucite estivale bénigne, la plus fréquente des photodermatoses - Prise en charge dermatologique des problèmes de peaux

Lucite estivale bénigne, la plus fréquente des photodermatoses

25.11.2016

La lucite estivale bénigne, à prédominance féminine

Cette éruption cutanée liée à une sensibilité anormale aux UV (allergie au soleil) est la plus fréquente des photodermatoses. Ce phénomène de photosensibilité cutanée, lié tout particulièrement aux UVA, survient 12 à 72 heures après 2 à 3 jours d'une exposition au soleil.

Elle est marquée par la survenue de petites taches rouges, puis de papules prurigineuses ou de petites cloques entraînant de vives démangeaisons au niveau du décolleté, des bras, des jambes, parfois sur le dos du pied, mais en respectant le visage.

La lucite estivale bénigne touche le plus souvent les femmes entre 15 et 35 ans et survient essentiellement en période estivale. Elle persiste environ une semaine, puis disparaît progressivement – à condition de ne plus s'exposer – sans laisser de cicatrices à l’apparition du bronzage.

Elle a tendance à récidiver les années suivantes, en s'aggravant.

 

Des mesures de prudence avant tout

Le principal traitement repose sur la prévention et vise à rester le plus souvent à l'ombre, surtout entre 12 et 16 heures. L'idéal est de ne pas s'exposer et de porter des vêtements de protection.

 

Que faire en cas d'exposition solaire ?

Le meilleur conseil est de ne pas s'exposer entre 12 et 16 heures, de s'exposer progressivement (20 à 30 minutes par jour) et surtout d'appliquer une crème solaire à indice de protection élevé et à large spectre anti-UVA et anti-UVB.

Une prévention avec des compléments alimentaires à base de caroténoïdes peut être préconisée 15 jours avant les premières expositions et durant la durée de l'exposition.

En cas de lucite importante, les dermatologues ont parfois recours à des médicaments (vitamine B3, antipaludéens de synthèse) à débuter 10 jours avant les premières expositions.

La puvathérapie avec quelques séances d'UV avant les premières expositions solaires est une option thérapeutique possible – mais en dernier recours afin de ne pas cumuler l'exposition aux UV chez ces patientes.

 

La lucite polymorphe, plus rare mais plus sévère

Elle touche aussi bien les femmes que les hommes avec survenue de vésicules ou plaques rouges sur les zones exposées au soleil (visage, décolleté, bras, mains) dans les 12 à 24 heures suivant l'exposition.

L'éruption se manifeste comme une urticaire avec évolution possible vers un eczéma, un prurigo ou un lichen.

Ces manifestations cutanées durent 2 à 3 semaines (sans exposition au soleil) pour finir par guérir, mais elles réapparaissent à chaque exposition.


À retenir

Un traitement simple

• Dans les formes simples : application d'une pommade antihistaminique (ou antihistaminique par voie générale en cas de fortes démangeaisons). Mais, en raison du caractère photosensibilisant des antihistaminiques, il ne faut plus s'exposer au soleil durant le traitement.

• Dans les formes plus marquées : possibilité de recourir à la puvathérapie avec séances préventives d'UVA avant l'exposition au soleil.

• Dans les forme compliquées (eczéma, lichen) : application de pommades cortisoniques.

REFERENCES

www.dermato-info.fr
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