Fatigue nerveuse : rompre le cercle vicieux - Les défis de la nutrition

Fatigue nerveuse : rompre le cercle vicieux

25.11.2016

État des lieux

La fatigue nerveuse ou psychique, d’origine multifactorielle, est la conséquence de stress répétés et prolongés qui dépassent les capacités d’adaptation de l’organisme.

Soucis personnels ou familiaux, surmenage professionnel, rythme de vie trépidant sont autant de facteurs de stress qui déclenchent une sécrétion accrue de glucocorticoïdes, qui altèrent diverses fonctions de l’organisme. Leur impact sur la contraction musculaire entraîne un passage plasmatique du magnésium présent dans les cellules musculaires magnésium qui est ensuite éliminé par les reins. Cette perte de magnésium accroît la vulnérabilité au stress.

La sécrétion accrue de catécholamines entraîne également une modification du mode d’alimentation, avec une préférence pour les aliments gras et sucrés, ce qui accentue le déficit en magnésium.

Les sujets se sentent irritables, découragés, tendus ; ils sont sensibles et ressentent une fatigue d’autant plus difficile à combattre qu’elle s’accompagne souvent de problèmes de sommeil.

Un véritable cercle vicieux s’ensuit, la fatigue physique venant s’ajouter à la fatigue liée au stress.

Pour rompre ce cercle vicieux, il importe d’adopter une bonne hygiène de vie, ce qui commence par le bilan du mode de vie, le suivi de règles diététiques et la pratique d’une activité physique.
 

Analyser le mode de vie

Les femmes sont particulièrement victimes de fatigue nerveuse, en raison d’une vie trépidante cumulant les tâches professionnelles et familiales. Il est important de revoir les priorités et de réserver des moments de pause plutôt que de tenter vainement de tout assumer. Cela impose de savoir déléguer et se ménager des plages de temps pour se relaxer (respiration abdominale, yoga, sophrologie, gymnastique douce…)


Une alimentation équilibrée

Prendre le temps de faire une pause pour prendre de vrais repas permet d’éviter l’adoption d’une alimentation déséquilibrée, riche en glucides et en lipides, qui favorise les déficits en micronutriments essentiels, notamment en magnésium, qui participe à la lutte « antistress ». Ce déficit en magnésium lié à une alimentation destructurée est accentué par la sécrétion de catécholamines au cours du stress, qui entraîne une perte urinaire accrue de magnésium.
Si besoin, il peut donc être utile de faire appel à une supplémentation ciblée source de magnésium.
 

Pratiquer régulièrement une activité physique

Il est préférable de choisir une activité plaisante et de la pratiquer régulièrement.
Marche, natation, vélo sont accessibles à la majorité des personnes et peuvent être pratiqués à raison de 30 min, 2 à 3 fois par semaine. La régularité apparaît plus importante que l’intensité ou la performance.

Dr Anne Panin


 

REFERENCES

Barrington WE et al. Perceived stress and eating behaviors by sex, obesity status, and stress vulnerability : findings from the vitamins and lifestyle (VITAL) study. J Acad Nutr Diet 2014 ; 114 : 1791-9.
http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/1807
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