Des six coins de l’hexagone montent les cris des médecins submergés par les demandes de patients auxquelles ils ne peuvent plus faire face. La plupart d’entre eux, refusant une médecine d’abattage et partisans d’un exercice de qualité, se voient malgré tout contraints, du fait de la pénurie de la relève, à se faire violence en travaillant comme des OS de chez Renault afin de laisser le moins de patients sur le quai et ce au détriment de leur santé physique et mentale. On pourrait s’attendre à ce que les pouvoirs publics s’émeuvent de cette situation, s’inquiètent des raisons expliquant la désaffection des plus jeunes pour l’exercice. Que nenni ! Au rebours de toute logique, ils s’évertuent à rendre la pratique plus détestable : toujours plus d’administratif, le tiers payant généralisé à l’horizon, honoraires bloqués, contraintes accrues, moins de couverture sociale, plus d’incertitude sur le régime des retraites. Qui pourra prétendre que cela ne s’intègre pas dans un grand travail de sape de la médecine libérale ? Si cela ne relevait pas d’une volonté de nuisance, cela témoignerait alors pour le moins d’une incompétence crasse.
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Volonté de nuire ou incompétence ? Abonné
Publié le 16/02/2015
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Dr Yves Omejkane Champagne-sur-Oise (95)
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Source : Le Quotidien du Médecin: 9387
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