Vaincre l’autisme veut un moratoire sur le packing

Publié le 13/01/2012

Après la publication jeudi du rapport d’évaluation du plan autisme 2008-2010, l’association « Vaincre l’autisme » prend note de la position très réservée de la sénatrice Valérie Létard vis-à-vis de la pratique du packing. L’association revendique « une décision urgente » du gouvernement pour que soit mis en place un « moratoire contre le packing » et « l’arrêt immédiat de ces traitements moyenâgeux ». « Les techniques de packing sur lesquelles nous avons exprimé des réserves tout à fait formelles ne peuvent être faites que dans des structures médicales et dans le cadre de protocoles », a rappelé jeudi Roselyne Bachelot lors de la remise du rapport Létard. « Toute technique de packing est interdite dans les structures médico-sociales et assimilée à de la maltraitance », a précisé la ministre des Solidarités qui assure que des contrôles sont réalisés. Les associations doivent rencontrer le premier ministre le 19 janvier pour débattre sur les mesures prioritaires pour l’autisme qui seront annoncées le 2 avril prochain à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme. Pour « Vaincre l’autisme », la prise en charge de la maladie doit surtout basculer du « soin à l’éducation ». L’association demande « l’implication majoritaire du Ministère de l’Éducation nationale dans la politique à venir concernant la prise en charge éducative et scolaire de l’autisme, afin que ce ministère puisse former les professionnels concernés et mette en place des mesures adaptées aux besoins de l’autisme ». L’association souhaite également plus d’implication du ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur « avec la refonte des programmes de formation sur l’autisme au sein des universités françaises et la dynamisation de la recherche fondamentale ». En perspective d’un troisième plan autisme, le gouvernement doit tirer profit du rapport Létard qui confirme « les réels facteurs de blocage de l’évolution de la situation des personnes autistes et particulièrement les résistances au changement de ses propres institutions qui anéantissent et retardent ses propres directives », considère l’association.

D. B.

Source : lequotidiendumedecin.fr