Vaccin pandémique contre la grippe A et narcolepsie, l’ANSM fait le point

Publié le 20/09/2012
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Crédit photo : S. TOUBON

Quatre-cent cinquante cas de narcolepsie ont été rapportés en Europe après la vaccination H1N1 essentiellement par les autorités finlandaises et suédoises, plus d’une centaine de cas ayant été déclarés dans chacun de ces pays après vaccination par Pandemrix, seul vaccin utilisé ces deux pays lors de la campagne de vaccination pandémique 2009-2010.

Après signalement des cas, l’Agence européenne du médicament a engagé une évaluation bénéfice/risque du vaccin et conclut à un bénéfice supérieur au risque. Toutefois, pour compléter les données, des études épidémiologiques ont été conduites parallèlement, VAESCO à l’échelon européen et NarcoFLu-VF en France.

L’exception française

« Les données de l’enquête épidémiologique VAESCO financée par le Centre européen de prévention et de contrôle de maladies sont en faveur d’une association entre vaccin pandémique grippe A (H1N1) et les cas de narcolepsie observés chez les enfants et les adolescents après la mise en place de la campagne de vaccination, dans les deux pays lanceurs d’alerte, la Finlande et la Suède. Concernant les 6 autres pays qui ont participé à l’enquête, (Danemark, France, Italie, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni), cette étude cas-témoins n’a pas retrouvé d’augmentation significative du risque de narcolepsie chez les sujets vaccinés » a signalé l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament).

Dans l’enquête française, une association significative est apparue chez les enfants et les adolescents mais aussi chez les adultes. La France fait donc figure d’exception puisque c’est le seul pays où l’on retrouve une association entre vaccination antiH1N1 et narcolepsie chez l’adulte.

Signal et association ne valent pas causalité rappelle l’ANSM : sur la base des données existantes, une relation de causalité entre la vaccination contre la grippe A et la survenue de narcolepsie n’a pas été établie à ce jour ; d’autres causes, génétiques ou environnementales ne peuvent être écartées.

Dr ANNE TEYSSÉDOU-MAIRÉ

Source : lequotidiendumedecin.fr