Une infirmière assassinée, un syndicat dénonce « l’insécurité grandissante »

Publié le 23/07/2014

La profession est en émoi après le meurtre, dimanche 20 juillet, d’une infirmière libérale de 63 ans. Les faits se sont déroulés à Strasbourg, dans une résidence sociale, alors que la victime rendait visite à l’un de ses patients, un septuagénaire, qui aurait tiré deux coups de feu avec un fusil de chasse. Il aurait agi par dépit amoureux, selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par l’AFP.

L’Ordre national des infirmiers et le SNIIL (Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux) ont présenté leurs condoléances à la famille de la victime. Didier Borniche, le président de l’Ordre, évoque un « acte abominable » et demande que « toutes les conséquences soient tirées de cette affaire » après le temps nécessaire du recueillement.

Des situations à risque, de nuit comme de jour

« Cet événement tragique démontre malheureusement une fois encore les situations à risque dans lesquelles les infirmiers et infirmières doivent parfois remplir leurs missions », rappelle l’Ordre.

Le SNIIL dénonce « l’insécurité grandissante » à laquelle est confrontée la profession, et en particulier les libéraux qui exercent « en très grande majorité directement au domicile de leurs patients », « sans protection, de nuit comme de jour, auprès de tous types de patients y compris psychiatriques, et dans tous les quartiers, même les plus difficiles ».

Amer, le syndicat regrette le maigre soutien apporté aux victimes par les autorités de tutelle et les médias, loin de celui exprimé « lorsque la violence touche un fonctionnaire de police, un médecin, un enseignant ou un cheminot ».

S. L.

Source : lequotidiendumedecin.fr