Une Française récompensée pour ses travaux sur la surdité

Publié le 13/03/2012

L’Organisation à but non lucratif danoise, « The Grete Lundbeck European Brain Research Foundation », a décerné le prix international de recherche sur le cerveau 2012, « The Brain Prize 2012 », d’un montant d’un million d’euros à la Française Christine Petit et au Britannique Karen Steel pour leurs travaux sur les causes de la surdité. Les deux lauréats sont récompensés pour « l’excellence de leurs travaux ayant contribué, au niveau mondial, à l’amélioration des connaissances sur la régulation génétique du développement de l’oreille et la découverte des mécanismes moléculaires de son fonctionnement. Leurs recherches ont permis d’élucider les causes d’un grand nombre de formes de surdité », explique le jury.

Titulaire de la chaire de Génétique et de Physiologie cellulaire et professeur au Collège de France, Christine Petit est chef de l’unité de recherche (Institut Pasteur/INSERM) de Génétique et Physiologie de l’Audition à l’Institut Pasteur. Membre de l’Académie des sciences, son laboratoire est également rattaché à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Généticienne et neurobiologiste, elle a posé les bases génétiques de la surdité de l’enfant et les mécanismes défectueux impliqués dans chacune de leurs formes grâce à son approche génétique des mécanismes moléculaires en jeu dans la différentiation et la physiologie de la cochlée qui échappaient jusque-là à toute caractérisation. Sa contribution pionnière dans le domaine de la génétique humaine de la surdité lui a permis de localiser les deux premiers gènes responsables de la surdité héréditaire congénitale et d’identifier les gènes à l’origine d’une vingtaine de formes de surdité héréditaire grâce à une technique innovante. Le syndrome de Usher, associant une cécité par atteinte de la rétine à une surdité profonde, constitue un axe majeur de ses recherches. Ses travaux ont permis le développement du diagnostic moléculaire des surdités et l’amélioration du conseil génétique aux familles des malentendants. Ils aident aujourd’hui à guider l’indication des prothèses auditives et des implants cochléaires. Elle partage ce prix avec Karen Steel, professeur et chercheur du Mouse Genetics Project au Wellcome Trust Sanger Institute.

 Dr L. A.

Source : lequotidiendumedecin.fr