Lutte contre la douleur

Un plan pour 2006-2010

Publié le 30/10/2005
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XAVIER BERTRAND a tenu la promesse de son prédécesseur, Philippe Douste-Blazy, de lancer un nouveau plan antidouleur. Une semaine après la Journée mondiale antidouleur, il a présenté en conseil des ministres un plan quinquennal, 2006-2010, doté de 14 millions d'euros et qui se décline en quatre axes.
Tout d'abord, améliorer la prise en charge de la douleur des populations les plus vulnérables. Pour les enfants et les adolescents, le plan vise à améliorer la prise en charge de la douleur provoquée par les soins, développer les formes pédiatriques d'antalgiques et mieux dépister et traiter les douleurs chroniques. Pour les personnes handicapées, âgées et en fin de vie, il est prévu de diffuser des outils d'évaluation de la douleur et d'aide à la prescription et de réaliser des formations de sensibilisation dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes et les services de soins à domicile. L'accent est mis sur la prise en charge de la douleur psychologique de ces personnes et sur leur accompagnement lors de l'annonce du diagnostic (cancer, maladie d'Alzheimer...).
Deuxième axe : renforcer la formation pratique initiale et continue des professionnels de santé. Pour ce faire, le ministre souhaite créer un diplôme d'étude spécialisée complémentaire sur la douleur et les soins palliatifs, mieux intégrer la douleur au sein du diplôme d'études spécialisées de médecine générale et inscrire ce thème dans le cadre de la formation professionnelle continue des médecins libéraux.
L'amélioration des traitements médicamenteux et des méthodes non pharmacologiques dans des conditions de sécurité et de qualité est le troisième grand objectif du plan. Les pistes suivies : mieux connaître la consommation des antalgiques, de simplifier le circuit des substances exerçant un effet physiologique similaire à celui de la morphine, déterminer les conditions de mise en œuvre des traitements à domicile, prévenir les douleurs induites par les soins et développer les traitements physiques ou les méthodes psychocorporelles.
Enfin, il faut structurer la filière de soins. Le plan vise à décloisonner l'organisation régionale de la prise en charge de la douleur chronique, dans le parcours de soins, les réseaux de santé, la coopération interhospitalière et au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, en valorisant et en renforçant les structures de prise en charge.

> R. C.

Source : lequotidiendumedecin.fr: 7833