Un nouveau-né sur 3 victime de complications sources de handicap

Publié le 13/01/2012
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Crédit photo : AFP

Une étude publiée vendredi dans le « Lancet » estime que plus d’un tiers des enfants victimes de complications à leur naissance présentent à long terme des handicaps neuro-développementaux. Les auteurs ont analysé 153 études publiées dans des revues de référence entre 1966 et 2011 incluant un total de 22 161 sujets survivants de complications néonatales ou pendant la grossesse. Les auteurs estiment à 39,4 %, le risque de développer une séquelle quelconque. Parmi les handicaps les plus fréquemment relatés, figurent les difficultés d’apprentissage, troubles cognitifs et retards de développement (59 %), les paralysies cérébrales (21 %), les troubles auditifs (20 %) et visuels (18 %). Sur les 153 études passées au crible, une infime partie (40) comporte des données relatives aux pluri-handicaps. Parmi les 2 815 sujets inclus dans ces 40 études, 37 % présentaient un handicap et 32 % plusieurs handicaps. Les auteurs remarquent que la plupart des études exploitables retenues dans leur analyse concerne essentiellement des régions d’Europe et d’Amérique du Nord où les standards de soins diffèrent grandement de ceux des pays pauvres.

Septicémies et autres infections.

Aucune étude portant sur les complications liées à la syphilis pourtant source importante de complications n’a pu être incluse par les chercheurs. Seulement deux études ont pu renseigner sur les séquelles à long terme d’une infection par VIH durant la période néonatale. Bien que de faible envergure, ces études tendent à montrer qu’une infection par VIH intra-utérine ou durant la période néonatale est plus fréquemment source de complications neurologiques à long terme qu’une infection par VIH survenant plus tard. D’autres études de plus grande ampleur s’avèrent toutefois indispensables pour mesurer les effets à long terme des infections précoce par VIH. Les auteurs soulignent par ailleurs l’impact des septicémies néonatales et autres infections qui augmentent considérablement le risque de développer des séquelles à long terme chez les nouveau-nés atteints (de l’ordre de 49 % pour un nouveau-né prématuré souffrant de septicémie contre 28 % pour un simple prématuré). Si les efforts doivent être poursuivis pour faire davantage reculer la mortalité infantile, les auteurs soulignent que la prévention, la prise en charge et le suivi des complications néonatales et intra-utérine doivent aussi être renforcés dans les pays pauvres pour limiter les sources de handicap évitables chez les enfants.

DAVID BILHAUT

Source : lequotidiendumedecin.fr