Un facteur de réponse aux traitements antidépresseurs

Publié le 19/12/2011

Un test sanguin pourrait-il permettre de prévoir la réponse d’un patient à un antidépresseur de la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) ? Des chercheurs de l’Université de Loyola ont rapporté que plus de 85 % des déprimés qui ont un taux de VEGF supérieur à la normale sont de bons répondeurs à un IRS, avec un soulagement partiel ou complet de la symptomatologie. Par comparaison, moins de 10 % des patients ayant des taux bas de VEGF répondent au traitement.

Angelos Halaris et coll. ont dosé la protéine VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) chez 35 patients prenant un IRS pour un trouble dépressif majeur. Une confirmation de cette découverte pourrait conduire à un marqueur de l’efficacité de ces molécules. Les auteurs avancent une hypothèse selon laquelle l’IRS stimulerait la neurogenèse dans des régions cérébrales atrophiées chez les dépressifs et que cette régénération serait alimentée par le VEGF, protéine qui stimule la croissance vasculaire et participe au maintien des neurones.

Présentation au Congrès de la Society of Biological Psychiatry.

 Dr BÉ. V.

Source : lequotidiendumedecin.fr