Le déficit global pour l’ensemble des Chu s’est accentué en 2014 pour atteindre 196 millions en 2014. Il n’était « que de -176 millions en 2013 », selon les chiffres publiés par la Conférence des directeurs généraux des CHU. Dans le même temps, la Conférence signale le strict respect de l’Ondam avec une progression de recettes limitée à 2 %. Ce qui a permis de restituer aux établissements les montants de la réserve prudentielle. Autre bonne nouvelle, les Chu ont réduit leur désendettement avec une contraction de 75 millions d’une année à l’autre. Les principales dépenses sont sous contrôle. Les charges de personnel ont progressé de 2,6 % en 2014 versus 2,9 % en 2013.
La plus forte inflation des dépenses (+18,61 %) est toutefois retrouvée au sein du poste des médicaments rétrocédés. Elle s’explique exclusivement par la mise à disposition des nouveaux traitements contre l’hépatite C.
Enfin, les CHU poursuivent la décélération des investissements mis en œuvre dès 2013.
Mais la poursuite de ces efforts est-elle tenable avec un taux de l’Ondam fixé à 1,75 % en 2015 ? Pour la Conférence, « un tel taux n’est sans doute pas soutenable sans de fortes restructurations de l’offre de soins ». Bercy sera-t-il sensible à l’argument ?
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