Tuberculose : la baisse se confirme

Publié le 22/03/2012
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Crédit photo : PHANIE

Les données nationales de surveillance sont issues de la déclaration obligatoire. En 2010, 5 187 cas de tuberculose ont été déclarés en 2010 contre 5 276 cas en 2009, soit une diminution de 1,7 % du nombre de cas. Cette tendance correspond à l’évolution déjà observée depuis plusieurs décennies, à l’exception du début des années 1990 et en 2007-2008. Avec 8,1 nouveaux cas de tuberculose pour 100 000 habitants en 2010, la France est considérée comme un pays à faible incidence de tuberculose. Ces résultats constituent selon l’InVS, « un élément encourageant ». Toutefois, de fortes disparités subsistent. « Les taux élevés retrouvés dans certains groupes de population, doivent inciter à ne pas relâcher les efforts de lutte antituberculeuse » visant à réduire ces disparités. Comme les années précédentes, le taux d’incidence des cas déclarés est plus élevé en Ile-de-France (16,3 cas pour 100 000 habitants) et en Guyane (15,9 pour 100 000).

Couverture vaccinale insuffisante.

Le nombre de cas déclarés est également plus élevé chez les personnes sans domicile fixe et les personnes nées dans des pays à forte incidence de tuberculose, notamment en Afrique subsaharienne.

À ce jour, les dernières données disponibles montrent des couvertures vaccinales insuffisantes chez les

enfants pour lesquels la vaccination BCG est fortement recommandée. « Cependant, on ne note pas d’impact significatif de la suspension de l’obligation vaccinale par le BCG en 2007 sur l’épidémiologie de la tuberculose de l’enfant », souligne l’InVS. La vaccination est recommandée dès la naissance pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose : enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse ; enfant dont au moins l’un des parents est originaire de l’un de ces pays ; enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ; enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux ou ascendants directs) ; enfant résidant en Ile-de-France ou en Guyane ; enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque d’exposition au bacille tuberculeux, notamment enfant vivant dans des conditions de logement défavorables (habitat précaire ou surpeuplé) ou socio-économiques défavorables ou précaires (en particulier parmi les bénéficiaires de la CMU, CMUc, AME...) ou en contact régulier avec des adultes originaires d’un pays de forte endémie.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE

Source : lequotidiendumedecin.fr