Travail de nuit : le SNPHAR-E réclame des mesures pour la retraite

Publié le 02/09/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

Les praticiens hospitaliers espèrent ne pas être oubliés par la réforme des retraites. Le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHAR-E), qui représente majoritairement des spécialistes exerçant au bloc opératoire, demande la création d’un compte individuel pénibilité pour les PH exerçant la nuit, où seraient comptabilisées toutes les gardes effectuées y compris avant 1996 (autrement dit, avant que les gardes n’intègrent l’assiette de cotisation pour la retraite des PH).

Aux yeux du SNPHAR-E, les médecins qui ont effectué plus de 1 000 permanences nocturnes dans une carrière (gardes et astreintes déplacées) devraient pouvoir prendre leur retraite à 60 ans à taux plein, sans décote. L’organisation syndicale demande en outre qu’au-delà de cet âge, 60 ans, il soit possible de cesser le travail de nuit, et d’exercer à temps réduit.

Seuil de pénibilité

Sont reconnus pénibles par le code du travail, les métiers avec des contraintes physiques, environnementales, d’horaires et psychiques. Le métier de praticien hospitalier répond à ces critères, estime le SNPHAR-E, qui demande au ministère de la Santé d’ouvrir sans attendre une négociation avec la profession. Le syndicat a imaginé une déclinaison du dispositif national à l’étude par le gouvernement. Ainsi propose-t-il la création d’un seuil de pénibilité, avec bonification du temps de travail de nuit et majoration des cotisations IRCANTEC (la retraite complémentaire des PH) pour les PH présents au minimum 30 nuits par an à l’hôpital.

D. CH.

Source : lequotidiendumedecin.fr