Thiotepa : Genopharm contre-attaque

Publié le 12/12/2011

« Nous avons décidé de porter plainte contre Riemser pour diffamation », annonce au « Quotidien » Valéry Monin, président de Genopharm. C’est en effet sur la base des accusations de Riemser que l’AFSSAPS a ouvert sur Genopharm une enquête qui avait mis en évidence un sous-dosage des lots de Thiotepa, peut-être dû à leur ancienneté. Cette enquête pourrait déboucher sur une suspension d’autorisation d’exploitation du laboratoire. Mais Genopharm n’en reste pas là et porte également plainte contre X pour sous-dosage du Thiotepa.

« Nous disposons d’une étude de stabilité sur le Thiotepa, qui montre qu’au bout de 24 mois, le médicament n’est en aucun cas altéré par une diminution de sa teneur en principe actif, continue Valéry Monin. Cette étude indique également que lorsque le produit se dégrade, il se polymérise. Or, l’AFSSAPS n’a pas mentionné la présence d’impuretés dans le Thiotepa ». Pour Valéry Monin, c’est bien la preuve que c’est au stade de la fabrication que le Thiotepa a été sous-dosé. Le patron de Genopharm assure également que les certificats remis à l’AFSSAPS étaient ceux que lui avait transmis le laboratoire Riemser, « sans y avoir modifié une ligne ».

Il reste que sur son site l’AFSSAPS indique qu’« une opération coordonnée de l’AFSSAPS et des autorités de santé helvétiques a fait apparaître que la falsification des documents avait très probablement été opérée par la société Alkopharma basée en Suisse ». Alkopharma est une entreprise liée à Genopharm. L’AFSSAPS ajoute que « les suites administratives envisagées sont la suspension des autorisations d’ouverture des deux établissements pharmaceutiques Genopharm et Alkopharma, sans préjudice des poursuites judiciaires (pénales) qui pourraient être décidées par la justice ».

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr