Taille des pénis, un nouvel outil pour rassurer la majorité des hommes

Publié le 03/03/2015
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Crédit photo : PHANIE

Des médecins britanniques ont mis au point un nomogramme médical, un schéma graphique qui représente la distribution de la taille du pénis au repos ou en érection. Un travail publié dans la revue « BJU International ».

Un outil visant à conseiller les hommes inquiets de la taille de leur sexe, « un type de préoccupation communément connu comme "l’anxiété du petit pénis" ou "syndrome du petit pénis" » pouvant mener à la dysmorphophobie, notent les auteurs. « Ces graphiques aideront les médecins à rassurer la grande majorité des hommes que la taille de leur pénis est dans la fourchette normale », a expliqué à l’AFP, le Dr David Veale du King’s College London, l’auteur principal de la publication.

Quelque 15 500 pénis mesurés pour la science

Afin de créer le nomogramme, les médecins ont analysé 20 études rassemblant plus de 15 500 hommes dont le pénis avait été mesuré par des professionnels de santé. Les individus ayant subi une chirurgie du pénis, ou ayant une dysfonction érectile ou une anomalie congénitale/acquise ont été exclus.

Les graphiques établis par l’équipe montrent que la longueur du pénis au repos est en moyenne de 9,16 cm et de 13,12 cm en érection. Concernant la circonférence, la moyenne se situe à 9,31 cm au repos et 11,66 cm en érection. Les auteurs précisent que la corrélation entre la longueur du pénis en érection et la taille du sujet est « assez faible ».

Quelques limites

La majorité des hommes étaient caucasiens ou provenaient du Moyen-Orient. « Par conséquent, il n’est pas possible de tirer des conclusions au sujet de la taille du pénis à travers les différentes cultures », ont indiqué les auteurs. Un risque de biais potentiels peut également être attribué à la variation de la température lors de la mesure de la taille du pénis, au niveau d’excitation, ou à des personnes trop « confiante » de la taille de leur sexe, etc.

En 2011, l’Académie de chirurgie avait mis en garde contre les demandes injustifiées de la chirurgie morphologique du pénis. « Le sentiment d’un pénis de taille insuffisante est pour l’homme source d’anxiété ou de souffrance psychologique », avait rappelé l’Académie, qui souhaitait « sensibiliser le public à l’inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif ». Elle avait également livré des chiffres sur les dimensions moyennes du pénis : la longueur moyenne au repos est de 9 à 9,5 centimètres, de 12,8 à 14,5 cm en érection tandis que sa circonférence au repos est de 8,5 à 9 cm et de 10 à 10,5 cm en érection.


La réduction d’un pénis trop volumineux par corporoplastie,
une première mondiale

Un Américain de 17 ans souffrant d’une dilatation anévrismale des corps caverneux suite à plusieurs priapismes du fait d’une drépanocytose, a subi une réduction du volume de son pénis, à sa demande, dans une clinique de Tampa, en Floride. La méthodologie et les résultats de cette opération ont été publiés dans « Journal of Sexual Medicine » en octobre 2014.

Quelque 18 cm de long pour 25 cm de circonférence, le pénis du jeune homme possédait des dimensions empêchant tout rapport sexuel et activités sportives et entraînant une gêne quotidienne. Le chirurgien, le Dr Rafael Carrionurologue à l’université de Floride, en charge de ce cas peu commun, s’est dit « sans voix » lors de la demande effectuée par le patient, dans son interview accordée au journal anglais « Daily Mail ».

Le pénis « ressemblait un ballon de football américain », a indiqué le Dr Carrion au « Daily Mail ». Selon le journal anglais, les médecins expliquent qu’ils ont épluché toutes les études scientifiques possibles sur ce cas particulier, sans succès. Ils ont donc dû redoubler d’imagination pour traiter la demande du patient et ont décidé de détourner une technique chirurgicale connue, la corporoplastie, utilisée pour opérer la maladie de La Peyronie ou la sclérose des corps caverneux. L’opération du patient s’est bien déroulée, l’adolescent a retrouvé une taille de pénis « normal ».

Sophie Martos (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr