Suicide d’un pneumologue à l’hôpital de Nevers : l’Ordre dénonce le silence des tutelles

Publié le 15/05/2013
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Crédit photo : DR

Le conseil départemental de l’Ordre des médecins de la Nièvre s’indigne « du silence des autorités locales, régionales voire nationales et des médias locaux » à propos du suicide d’un pneumologue hospitalier, survenu le 23 avril à l’hôpital de Nevers dans des circonstances particulièrement violentes.

Le praticien, qui ne travaillait pas cette nuit-là, s’était rendu de bonne heure à l’hôpital, avait enfilé sa blouse avant de se taillader les veines et de se donner un coup de couteau au niveau de la carotide.

La détresse moral d’un PH

« Un lourd travail particulièrement stressant dans sa partie carcinologique a entraîné progressivement ce que l’on appelle maintenant le burn out qui l’a conduit à ce geste fatal », écrit le président de l’Ordre de la Nièvre, le Dr Maurice Badoux, dans un courrier d’alerte adressé notamment à Marisol Touraine, au préfet, à l’ARS de Bourgogne et aux instances ordinales.

Le Dr Badoux évoque ensuite la détresse morale d’un PH « pilier de la pneumologie », « apprécié de toutes et tous pour sa technicité et sa gentillesse ». Face au « grand silence qui a couvert ce drame », l’Ordre local « choqué » s’interroge : « Pourquoi une telle indifférence ? La vie des uns et des autres n’a-t-elle pas la même valeur ? Le suicide d’un médecin aurait-il moins d’importance que celui d’un employé de grandes entreprises nationales comme France Telecom ou Renault ? ».

Plusieurs travaux français et étrangers rapportent un taux de suicide plus élevé chez les médecins que dans la population générale.

A.B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr