Sondage : les médecins moroses et soucieux de leur avenir

Publié le 17/11/2011
1321547080300429_IMG_71870_HR.jpg

1321547080300429_IMG_71870_HR.jpg
Crédit photo : © S. TOUBON/ « le Quotidien »

Comment les libéraux de santé vivent-ils leur métier et envisagent-ils l’avenir ? Pour répondre à cette question, l’institut TNS Sofres a sondé, pour CMV Mediforce, 420 professionnels, divisés en 7 groupes (infirmiers, pharmaciens, généralistes, spécialistes, chirurgiens dentistes, kinésithérapeutes et vétérinaires) de 60 personnes*.

Première évidence : le doute prédomine. Sur une échelle de 1 à 10, les professionnels libéraux de santé donnent à la situation actuelle de leur secteur la note de 5,8. Les généralistes et spécialistes se positionnent autour de cette moyenne (avec respectivement 5,6 et 6,1), tandis qu’aux extrêmes les infirmiers affichent leur satisfaction (7,1) et les pharmaciens leur mécontentement (4,3). De même, l’enthousiasme des médecins est modéré : ils sont un peu plus de la moitié à déclarer « très certainement » exercer le même métier si c’était à refaire, contre 77 ou 73 % pour les infirmiers et kinésithérapeutes. Les pharmaciens, qui ne sont que 25 % à partager cet avis, témoignent là encore des difficultés des officines.

L’avenir ne se présente pas sous de meilleurs auspices. Les libéraux de santé ne créditent leur futur que d’un timide 5,1/10 et craignent essentiellement la baisse de leurs revenus (en particulier les pharmaciens et les infirmiers) et l’augmentation des charges, pour les généralistes. Ces derniers redoutent également l’explosion des contraintes administratives et la désertification démographique. Les spécialistes se soucient davantage de la concurrence en provenance d’Internet et de la surcharge de travail.

Néanmoins, les libéraux ne baissent pas les bras. Sans surprise, les professionnels aspirent à s’installer davantage en exercice regroupé. Les généralistes, qui sont 82 % à travailler en entreprise individuelle, sont 25 % à être tentés par l’exercice en maison de santé. La très grande majorité d’entre eux envisage l’acquisition de matériel informatique. Les spécialistes, eux, misent davantage sur l’investissement dans un matériel toujours plus performant.

* Sondage réalisé à la fin du 1er semestre 2011 via un questionnaire en ligne de 15 minutes.

 COLINE GARRÉ

Source : lequotidiendumedecin.fr