Sevrage tabagique : la varénicline efficace chez les schizophrènes

Publié le 01/06/2012

« Les patients schizophrènes ont une forte dépendance à la nicotine, explique le Pr Jill Williams, psychiatre à la Robert Wood Johnson Medical School du New Jersey et auteur principal de l’étude. Ils ont besoin d’un programme de traitement plus fort que la population générale. Il reste néanmoins important que les médicaments du sevrage tabagique n’entraînent pas de problèmes psychosociaux ou d’interactions médicamenteuses avec les psychotropes. »

L’équipe du Pr Williams vient de montrer au cours d’une étude de vingt-quatre semaines que la varénicline améliore le sevrage tabagique sans modifier la symptomatologie schizophrénique. Dans l’étude, les patients schizophréniques désirant arrêter de fumer étaient randomisés dans le groupe contrôle ou dans le groupe varénicline. Après une phase de douze semaines de traitement, suivait une période de suivi de douze semaines. À la fin de la première phase, 19 % du groupe traité ne fumaient plus par rapport à 4,7 % dans le groupe contrôle. À la fin de l’étude, la tendance persistait, même si le taux d’abstinence était faible.

« Journal of Clinical Psychiatry », publié le 25 mai 2012.

 Dr I. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr