SEP : des aliments ralentissent l’évolution vers le handicap

Publié le 19/03/2012

La consommation régulière d’alcool, de vin, de café et de poisson chez les sujets atteints de sclérose en plaques (SEP) récurrente-rémittente permettrait de retarder de 4 à 7 ans l’évolution vers le stade invalidant d’aide à la marche. Ce sont les résultats d’une étude belge, qui a examiné la corrélation entre le degré de handicap et la consommation de certains produits chez plus de 1 370 patients atteints de SEP âgés de 17 à 89 ans. Fait surprenant, ces effets positifs n’ont pas été retrouvés en cas de forme progressive.

Le degré de handicap fonctionnel était mesuré à l’aide d’une échelle spécifique (Expanded Disability Status Scale, EDSS) cotée de 0 à 10. « Un EDSS à 6 est une étape importante dans le développement de la SEP, car il correspond au stade où les sujets ont besoin d’être aidés pour marcher », explique le Dr Marie D’hooghe, l’auteur principal. Dans les formes rémittentes, la consommation modérée d’alcool (1 à 2 boissons par semaine) retardait de sept ans l’évolution vers le stade EDSS 6 et, en particulier, les buveurs de vin nécessitaient une aide à la marche quatre ans plus tard que les autres. De même, une consommation quotidienne de café était protectrice également en différant l’évolution de cinq ans. Manger du poisson au moins deux fois par semaine retardait de sept ans le stade EDSS 6, par rapport à une consommation occasionnelle (≤ 1/mois). Après ajustement sur le sexe, l’âge de début de la SEP et le traitement prescrit, ces facteurs restaient protecteurs, allongeant de 40 % le délai vers le stade EDDS 6 . À l’inverse, fumer quotidiennement était délétère en l’avançant de 35 %.

« European Journal of Neurology », 19, pp. 616-624, avril 2012.

 Dr I. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr