Risque médical : les chirurgiens accrédités feraient moins d’erreurs que les autres

Publié le 03/04/2014
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Crédit photo : DR

Le cabinet Branchet, qui assure 7 000 spécialistes libéraux exerçant en plateau technique, publie une cartographie des risques opératoires. Le courtier constate que les spécialistes accrédités sont moins ciblés par les réclamations de patients que les spécialistes non accrédités (le risque baisserait de 10 % après accréditation).

Autre enseignement : plus le médecin est sensibilisé à la gestion des risques et plus sa pratique est sécurisée. La probabilité de survenue d’un sinistre diminuerait de 20 % lorsque le médecin a suivi une formation à la gestion des risques. Autrement dit, il existerait un lien direct entre la formation reçue par le médecin, et son comportement au bloc.

La clé de l’information du patient

Une façon, pour Branchet, de mettre en avant son programme de formation, dispensé en lien avec l’association ASSPRO (association de prévention du risque opératoire). Un millier de médecins ont été formés par ASSPRO l’an dernier. Le cabinet de courtage et ASSPRO souhaitent doubler le nombre de participants à ces stages de formation médico-légale.

L’étude du courtier identifie plusieurs leviers pour diminuer le risque au bloc opératoire. L’information des patients, en particulier, joue un rôle majeur : un défaut d’information est retenu dans 45 % des dossiers que traite le cabinet Branchet. Les règles de l’art ne seraient pas respectées dans 20 % des cas. L’antibioprophylaxie chirurgicale, en particulier, n’est pas satisfaisante lors d’une intervention sur dix. Et la lutte contre l’infection du site opératoire, une fois sur trois, est de mauvaise qualité.

D. Ch.

Source : lequotidiendumedecin.fr