Revenus des médecins du simple au double : le rôle des dépassements et des actes techniques

Publié le 03/10/2012
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Crédit photo : S. TOUBON

C’est une étude qui tombe à point nommé... pour l’assurance-maladie. En pleine négociation sur l’encadrement des dépassements d’honoraires (avec une séance spécifique qui s’est tenue ce mercredi sur la revalorisation des tarifs opposables), la Drees (1) met en lumière l’impact des dépassements élevés et des actes techniques dans les disparités de revenus des spécialistes libéraux (lire cette étude au format PDF).

Les libéraux déclarent en moyenne 97 400 euros

Il est question des revenus déclarés avant impôt en 2008. Selon cette enquête, les médecins ayant une activité libérale ont déclaré en moyenne 97 400 euros (121 300 euros pour les seuls spécialistes et 76 000 euros pour les omnipraticiens).

« Les écarts vont du simple au plus du double entre spécialités, lit-on dans l’étude. Si les radiologues déclarent 173 900 euros annuels et les anesthésistes 170 200 euros, les dermatologues déclarent, quant à eux, 77 400 euros ». Des chiffres aussitôt contestés par la Fédération nationale des médecins radiologues...

Corrélation entre hausse des revenus et dépassements

L’étude tend à montrer que la progression dans l’échelle des revenus des praticiens de secteur II est principalement corrélée à l’augmentation des dépassements. « Alors que pour les sept premiers déciles (du revenu) l’augmentation de l’activité est plus forte que l’augmentation des dépassements, l’effet s’inverse pour les déciles supérieurs ».

Sans surprise, la composition des actes détermine aussi le niveau de revenus. « Ce sont surtout les médecins qui pratiquent un nombre important d’actes techniques qui se retrouvent dans les plus hauts déciles de revenus (...). Ces actes techniques étant plus rémunérateurs que les actes cliniques, les dépassements, bien que proportionnellement moins élevés, sont en valeur absolue plus élevés ». CQFD.

(1) Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

C. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr