Retraite : les affiliés CARMF se prononcent majoritairement pour le taux plein à 67 ans

Publié le 19/11/2012
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Crédit photo : S. TOUBON

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) a dévoilé ce lundi les résultats de la « consultation » adressée en octobre à ses 188 635 affiliés. La CARMF a exploité 31 077 résultats déclaratifs. Les réponses sont assez tranchées.

À la question de l’âge de la retraite à taux plein (pour les trois régimes), 54 % des affiliés se disent favorables à l’alignement général à 67 ans et 19 % s’en remettent au conseil d’administration. Seuls 25 % plaident pour le maintien à 65 ans (pour le seul régime complémentaire).

Interrogés ensuite sur les ajustements nécessaires à faire dans le régime complémentaire, 38 % des médecins se rangent à l’idée d’une hausse des cotisations alors que la baisse de la valeur du point est massivement rejetée (seul 6 % de partisans). Un médecin sur deux est ouvert à un « mixage équitable » entre ces deux mesures. « Plus personne ne souhaite taper sur les retraités », résume le Dr Gérard Maudrux, président de la CARMF, lui-même à la retraite.

Non à la réforme du régime ASV

La troisième question concernait l’approbation ou non de la réforme du régime ASV signée en 2011 par les syndicats médicaux et la CNAM, réforme désormais en vigueur puisque le décret a été publié. Près d’un médecin sur deux (45 %) « désapprouve » cette réforme, 22 % des praticiens l’approuvent et 31 % d’entre eux se disent sans opinion.

Enfin, même si ce n’est pas de son ressort, la CARMF avait pris l’initiative de consulter ses affiliés sur leur couverture maladie, qui se caractérise par un délai de 90 jours avant de bénéficier des indemnités journalières. La question était : « souhaitez-vous un régime couvrant les IJ à partir du quinzième jour » ?

Les affiliés ont répondu par l’affirmative à 45 % (34 % par la négative et 20 % sans opinion). « Ces réponses signifient que le libéral réclame le droit d’être malade », commente le Dr Maudrux.

Plus de détails et analyse dans notre édition du 21 novembre.

 C. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr