Reconnaissance professionnelle : des sages-femmes font le siège du ministère de la Santé

Publié le 16/10/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

Une centaine de sages-femmes, étudiantes et professionnelles venues d’Ile-de-France et des régions voisines, se sont donné rendez-vous au pied du ministère de la Santé ce mercredi matin, à Paris, pour réclamer une reconnaissance de leurs responsabilités à travers le statut de praticien hospitalier.

Elles comptaient maintenir leur « sit-in » jusqu’à être reçues par le cabinet de Marisol Touraine.

Obtenir le statut de PH

Affublées d’une blouse rose et d’une charlotte, Solène et Margot, 22 ans, en troisième année d’école de sages-femmes (M1) à Amiens, en ont assez d’être « comparées aux paramédicaux ». « Nous voulons obtenir le statut de praticien hospitalier (PH), au même titre que les autres professions médicales », insistent-elles.

Pour Mathieu Mouchard, en quatrième année à Rouen, « il faut faire évoluer le statut des sages-femmes en parallèle à l’extension de leur champ de compétences ». « Nous faisons des frottis, posons des implants et des stérilets. À l’heure ou certains territoires manquent cruellement de gynécologues, Marisol Touraine ne peut continuer à nous ignorer ! » 19 000 sages-femmes exercent en France.

Corollaire de la reconnaissance de leur statut, les sages-femmes espèrent une revalorisation de leur salaire. En dernière année à Paris, Audrey Camizuli, 23 ans, déplore « la précarisation » de la profession. « 70 % des sages-femmes travaillent à l’hôpital pour un salaire de départ compris entre 1 400 et 1 600 euros nets. En fin de carrière, nous percevons 2 500 euros nets. C’est peu. »

La jeune femme constate avec amertume l’augmentation du nombre de contrats à durée déterminée, qui contribue à la fuite des sages-femmes vers l’exercice libéral, où, estiment les manifestants, l’herbe n’est guère plus verte.

 A. B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr