Recherche sur l’embryon : à tribord toute !

Publié le 26/05/2011

Comme le souhaitait le gouvernement, les députés ont renouvelé leur vote, à une large majorité (73 contre 33), en faveur de l’interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l’embryon. Interdite par les députés en première lecture, autorisée par les sénateurs, puis de nouveau interdite, la recherche sur l’embryon et les cellules souches divise les parlementaires. « On ne ferme pas la porte aux avancées de la science », s’est justifié le ministre de la Santé Xavier Bertrand.

Le député Olivier Jardé (Nouveau Centre) regrette le manque de lisibilité de cette interdiction de principe par rapport aux pays étrangers. Gaëtan Gorce (PS) accuse le gouvernement de vouloir, sur ce sujet, « remporter une victoire politique ». « Même ceux (députés de la majorité) qui défendaient l’idée de l’autorisation ont été interdits d’hémicycle », a-t-il affirmé. « Je ne suis pas manipulée par un quelconque lobby », s’est défendue la secrétaire d’État Nora Berra. « Pas de pression ? Il y a des pressions terribles », glissait pourtant dans les couloirs de l’Assemblée un député de la majorité.

Les députés ont, par ailleurs, précisé les contours du diagnostic prénatal en stipulant que la femme enceinte devait recevoir une information « loyale, claire et appropriée ». Ils ont aussi repoussé le transfert d’embryon après le décès du père. Après un vote solennel programmé mardi prochain à l’Assemblée nationale, le projet de loi devrait retourner au Sénat le 8 juin.

> S. H.

Source : lequotidiendumedecin.fr