Psychiatre de Sarcelles poignardé : l’agresseur présumé mis en examen

Publié le 16/06/2014

L’agresseur présumé du psychiatre de 69 ans poignardé à une dizaine de reprises vendredi dans un centre médical de Sarcelles (Val-d’Oise) a été mis en examen samedi et écroué, a annoncé à l’AFP le procureur de Pontoise, Yves Jannier.

L’homme, âgé de 25 ans et souffrant de troubles psychologiques, a été déféré samedi après-midi et mis en examen pour « tentative d’assassinat ». Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Le médecin, touché au dos et au thorax, a « été longuement opéré pendant la nuit », et se trouvait samedi en service de réanimation post-opératoire, à l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, selon une source proche de l’enquête. « Son état a été stabilisé, mais reste critique », a précisé Yves Jannier, qui assure que « plusieurs organes vitaux ont été touchés ».

« Se venger des médecins »

Présenté par ses collègues comme un médecin très expérimenté, le psychiatre avait été violemment agressé vendredi matin par un patient lors d’une consultation au centre médico-psychologique (CMP) de Sarcelles, dépendant de l’hôpital de Gonesse (Val-d’Oise).

L’agresseur « s’est présenté au secrétariat, a demandé à voir le médecin qui le suivait », a relaté le directeur de l’hôpital, Jean-Pierre Burnier. Son psychiatre n’étant pas là, il s’est jeté sur sa victime, la rouant de coups puis la poignardant à une dizaine de reprises.

L’agresseur supposé, qui était dans un premier temps parvenu à fuir à pied, a été interpellé une heure après les faits en regagnant son domicile, à quelques centaines de mètres du cabinet médical. Lors de sa garde à vue, le suspect a reconnu les faits. « Il a expliqué qu’il souhaitait se venger des médecins », a expliqué Yves Jannier, qui précise toutefois que la victime n’était pas son médecin habituel.

Le jeune homme, suivi en pédopsychiatrie lorsqu’il était enfant puis en psychiatrie depuis l’âge adulte, était connu depuis plusieurs années au CMP de Sarcelles.

(Avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr