Protéines animales : encore trop tôt pour les réintroduire

Publié le 16/11/2011
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Crédit photo : © AFP

L’ANSES a été saisie de la question par le ministère de l’Agriculture, à la suite d’une proposition faite l’an dernier par la Commission européenne pour assouplir les règles d’interdiction des protéines animales transformées (PAT). Tout en constatant des « progrès dans l’organisation des filières », l’agence considère que les conditions permettant une utilisation sécurisée des PAT ne sont pas, à ce jour, « totalement réunies », indique-t-elle dans un communiqué. Elle réaffirme ainsi les conclusions de son avis de 2009.

Dans le cadre de sa nouvelle expertise, l’Agence s’est attachée à actualiser l’ensemble des données disponibles relatives au risque sanitaire lié à l’introduction des PAT dans l’alimentation de certains animaux de rente. Mais faute de disposer d’un test fiable de détection de l’espèce d’origine des protéines transformées, l’agence reste prudente. Les PAT, souligne-t-elle, « sont issues de sous-produits animaux radicalement différents de ceux qui constituaient les farines animales », soupçonnées d’avoir contribué à la propagation de l’encéphalopathie spongiforme bovine. Ces dernières sont interdites dans l’Union européenne depuis 1994 pour les animaux destinés à l’alimentation. Bruxelles a proposé, en juillet 2010, de lever l’interdiction du recours aux protéines animales pour l’alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson.

STÉPHANIE HASENDAHL

Source : lequotidiendumedecin.fr