Prescription : le GEMME veut « dépasser la polémique »

Publié le 14/05/2014

Surpris par les réactions consécutives aux propositions pour faire progresser le marché français du générique formulées par son président dans le cadre d’un entretien avec nos confrères du « Quotidien du Pharmacien », le GEMME (Générique, même médicament), souhaite dissiper les incompréhensions.

Pour l’organisation, « la polémique résulte d’une mauvaise lecture ». Elle est aussi la preuve de ce qu’il y a « urgence à établir un dialogue entre les syndicats de médecins et le GEMME ».

Pour mémoire, un communiqué de la CSMF titré « Pénalisation financière des médecins en cas de non atteinte des objectifs de prescriptions de génériques » a mis le 12 mai une partie de la profession en émoi. À tort, juge le GEMME.

« Nous disons au contraire que des voies d’efficience existent qui permettraient à tout le monde de gagner des marges d’existence plus libérales, de regagner de la liberté. Notre proposition consiste à desserrer l’étau financier qui étouffe les médecins comme les industriels de recherche et du générique. Nous cherchons à préserver le modèle de soins sans toucher à la qualité, en recourant à la prescription référente dans la majorité des cas. »

« Prescription référente » et non pas « prescription de génériques » pas plus que « substitution », voilà où se niche le malentendu, selon l’organisation. Car l’idée du GEMME n’est pas de contraindre les médecins à prescrire des génériques sous peine d’amende. Il s’agit, explique Catherine Bourienne-Bautista, déléguée générale, d’« atteindre en tendance à trois ans la structure de prescription qui est celle de nos voisins européens (en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne) au travers d’indicateurs de suivi sur la durée de prescription, non pas de génériques, mais de molécules qui ont toujours été prescrites par le médecin. »  « Des molécules, poursuit-elle, qui étaient référentes, et qui sont entrées au répertoire des génériques. Pourquoi ne fait-on plus appel aux molécules aujourd’hui délaissées au profit de produits théoriquement réservés à la 2e ou à la 3e intention ? Cette question vaut d’ailleurs pour les molécules génériquées comme pour celles qui ne le sont pas. »

K. P.

Source : lequotidiendumedecin.fr