Près d’un tiers des Français ont trop de LDL-cholestérol

Publié le 24/09/2013
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Crédit photo : Photo BSIP

La valeur moyenne du LDL-cholestérol (LDLc) est égale à 1,27 g/l dans la population française, d’après les estimations de l’étude ENSS (Étude nationale nutrition santé). Les résultats en sont remarquables, puisque c’est la première enquête nationale portant sur le LDLc en population générale âgée de 18 à 74 ans. Avec l’hypercholestérolémie LDL définie à partir de valeurs du LDLc ›1,60 g/l ou de la notion de la prise d’un traitement médicamenteux hypolipémiant, la prévalence globale était égale à 29,7 % ; elle augmentait avec l’âge, atteignant 55 % entre 65 et 74 ans. Dans la population étudiée, 20,1 % avaient un LDLc supérieur à 1,6 g/l et 12,5 % ont déclaré un traitement hypolipémiant (statines : 9,6 %).

Un instantané sur l’année 2006

L’étude ENNS avait pour objectif principal de décrire les consommations alimentaires, l’activité physique, et l’état nutritionnel d’un échantillon d’adultes (18-74 ans) et d’enfants (3-17 ans) résidant en France métropolitaine (sauf Corse) en 2006. Le recrutement s’est déroulé sur 1 an. Sur les 4 483 adultes éligibles, le LDLc a pu être calculé pour 1 935 personnes, dont 734 hommes (37 %) et 1 251 femmes (63 %).

Si aucune différence significative sur le taux de LDL-C n’a été observée entre les hommes et les femmes, les autres facteurs de risque cardio-vasculaire considérés (âge, tabac, hypertension artérielle traitée, diabète traité, cholestérol HDL bas) étaient plus fréquents chez les messieurs, à l’exception de l’HTA traitée. Ainsi deux hommes sur 5 présentaient une augmentation du risque du seul fait de leur âge, contre 1 femme sur 5.

L’étude présente quelques limites notables, la première étant le taux relativement faible de participation au volet biologique (45,4 %). Autre limite, le risque vasculaire global n’a pas pu être pris en compte, du fait que certaines informations importantes n’ont pas été recueillies, tels les antécédents familiaux précoces, les antécédents personnels, la valeur initiale du LDLc et le cadre de la prescription (prévention primaire ou secondaire). Le renouvellement de l’étude ENSS, prévu en 2014, devrait permettre de mesurer l’impact des Programmes nationaux nutrition santé sur la cholestérolémie moyenne, ainsi que les évolutions de la prise en charge depuis 2006-2007.

Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n° 31, publié le 24 septembre 2013

 Dr I. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr