Poursuivie pour homicide involontaire, une infirmière écope d’un an de prison avec sursis

Publié le 29/06/2012

Ce vendredi 29 juin, le tribunal correctionnel de Tours a condamné une infirmière à un an de prison avec sursis pour avoir provoqué la mort d’un bébé de 18 mois en lui injectant une surdose de chimiothérapie.

Les faits remontent à mai 2006, à l’hôpital Clocheville de Tours. Alors âgée de 24 ans, l’infirmière débutante avait injecté 100 mg au lieu de 20 mg de médicament à cette enfant atteinte d’une leucémie particulièrement grave. En raison de cette surdose, l’enfant avait développé une insuffisance cardiaque sévère et était décédée quelques semaines plus tard. L’infirmière avait reconnu les faits.

Lors de l’audience du 14 juin, la procureure a souligné la faute de l’infirmière mais a aussi fait part de ses doutes quant à l’organisation du service hospitalier. Lors du drame, aucun médecin n’était présent pour superviser le protocole de soins.

Me Marc Morin, avocat de l’infirmière, s’est dit satisfait du jugement. « C’est une décision normale. L’infirmière n’a jamais contesté sa faute. J’estime néanmoins que l’hôpital n’aurait jamais dû laisser une jeune infirmière seule avec des produits aussi dangereux », a-t-il déclaré au correspondant local de l’AFP.

Le jugement n’a pas été assorti d’une interdiction d’exercer pour l’infirmière, qui a changé d’établissement.


Source : lequotidiendumedecin.fr