Pour éviter la prison, David Vannoni s’est engagé à arrêter toute activité en Italie et à l’étranger

Publié le 02/02/2015

L’Italie veut en finir avec l’inventeur de la méthode Stamina basée sur l’utilisation de cellules mésenchymateuses. Après l’adoption la semaine dernière d’un décret ministériel durcissant les conditions d’application des soins compassionnels, la justice italienne s’apprête à mettre un point final à l’aventure de Davide Vannoni Dans le procès qui se tient à Turin, le gourou des cellules mésenchymateuses est accusé de fraude, association de malfaiteurs, usurpation de titre et exercice illégale de la médecine. Le procureur lui reproche aussi, d’avoir traité ses patients comme des cobayes en leur injectant des produits non testés, et surtout, non alignés sur les normes de sécurité imposées par l’union européenne. Dans son réquisitoire, le procureur avait réclamé une peine de deux ans de prison ferme. Pour bénéficier du sursis et éviter la transcription de cette peine sur son casier judiciaire, Davide Vannoni a signé un accord avec le procureur Raffaele Guariniello. Le « contrat » porte sur la fermeture en Italie et à l’étranger de toutes les activités médicales du programme Stamina. Cela veut dire que la fondation et le créateur très créatif du protocole Stamina, mettent la clef sous le paillasson. La fondation s’engage aussi à retirer la plainte déposée auprès du tribunal administratif pour demander le retrait du rapport présenté par le comité scientifique interministériel qui démontait le protocole sur une base scientifique. Le juge du tribunal de Turin devrait entériner l’accord d’ici fin février.

Ariel F. Dumont, à Rome

Source : lequotidiendumedecin.fr