Plan blanc dans les hôpitaux à la Réunion déclenché par l'ARS

Publié le 29/11/2018
- Mis à jour le 15/07/2019

Un cap est franchi à la Réunion où l'accès aux soins, aussi bien en médecine de ville que dans les hôpitaux, est très problématique depuis une dizaine de jours en raison des blocages et barrages des gilets jaunes. 

La direction de l'agence régionale de santé (ARS) Océan Indien a en effet décidé de procéder au déclenchement du plan blanc dans les hôpitaux « à compter du 28 novembre 2018 », tout en renouvelant sa confiance envers les professionnels et les opérateurs de santé. 

De fait, explique l'ARS, « après 11 journées consécutives de blocage intense des voies de circulation », la poursuite de circonstances exceptionnelles justifie que les directeurs d'hôpital puissent organiser la continuité des soins pour « répondre aux situations d’urgence, selon des modalités de fonctionnement éventuellement dérogatoires ». 

En pratique, les « plans blancs » sont des protocoles prévus par les autorités face à ces situations exceptionnelles (comme les attentats). Un des objectifs est de répartir au mieux les patients dans les lits disponibles, transports ambulanciers et hôpitaux. Ces plans prévoient aussi la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.

L’ARS Océan Indien salue au passage les « efforts très importants » accomplis ces derniers jours, citant le Samu, les personnels hospitaliers des établissements publics, privés et médico-sociaux, mais aussi de tous les libéraux de santé – médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, kinés, etc. De nombreux soignants ont fait état des difficultés de circulation, d’accès aux lieux de travail et d'un sentiment d'insécurité.