Permanence des soins : moins de volontaires, plus de souplesse

Publié le 14/02/2012
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Crédit photo : S. Toubon

Sur le volontariat, le CNOM indique qu’il est supérieur à 60 % dans 71 départements. Pour l’Ordre, les difficultés de recrutement de la PDS, indépendamment du vieillissement naturel de la population médicale, sont à mettre au compte du « refus de l’État d’assurer la protection juridique et financière des effecteurs ». Le Dr Michel Legmann, président de l’Ordre, affirme « lutter pour que les effecteurs obtiennent cette couverture, sinon ils se détourneront de la PDS ». En revanche, satisfecit accordé aux préfets, qui ont moins réquisitionné que l’année passée : Seuls 19 préfets y ont eu recours en 2011, contre 28 en 2010.

La régulation médicale se renforce et donne satisfaction, avec 10 % de volontaires en plus. Des maisons médicales se créent (l’Ordre regrette tout de même le manque de pérennité de leur financement), et surtout, les horaires de la PDS s’adaptent à la nouvelle donne. Dans presque la moitié des 2 267 secteurs de garde (contre 2 331 en 2011), la PDS s’arrête désormais à minuit, même si l’Ordre s’inquiète de la question du relais avec les services d’urgences hospitaliers, « souvent survolée par les cahiers des charges ».

La rémunération, elle aussi, s’adapte. Les ARS, désormais en charge de l’organisation de la PDS, profitent de la baisse du nombre de secteurs et de leur mutualisation en période de nuit profonde, pour proposer (parfois) des rémunérations plus attractives. Comme en Haute-Vienne, où 6 effecteurs mobiles couvrent l’ensemble du département de minuit à 8 heures. Une garde de 20 heures à 8 heures y est désormais rémunérée 450 euros au lieu de 200 prévus par les textes.

Côté ARS, l’Ordre note que seules trois d’entre elles (Poitou-Charentes, Basse-Normandie, Franche-Comté) ont finalisé le cahier des charges régional de la PDS. Dans les autres régions, c’est le dispositif antérieur qui continue à fonctionner. L’Ordre a comparé le montant des enveloppes régionales de PDS et constate d’importantes disparités en termes de coût par an et par habitant. Ce coût va de 1,37 euro en Basse-Normandie (région la moins chère exception faite de l’Ile-de-France qui constitue un cas à part), à 6,24 euros dans le Limousin.

Pour le Dr André Deseur, président de la section Exercice professionnel, « le message que nous voulons faire passer est celui de l’inquiétude. Il est indispensable de mettre en place une organisation pragmatique de la PDS, tout à la fois parcimonieuse des deniers publics et des moyens humains engagés ».

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr