PDS : des médecins de Midi-Pyrénées menacent de rendre leur tablier

Publié le 19/12/2011

L’Association de régulation des médecins libéraux (ARMEL), structure indépendante de permanence des soins de Midi-Pyrénées, demande une visibilité financière à l’agence régionale de santé (ARS), faute de quoi, elle pourrait arrêter son activité dès le mois de janvier.

De trois mois en trois mois, l’ARMEL doit se contenter d’une visibilité limitée pour organiser son activité de régulation des soins dans les huit départements de Midi-Pyrénées (Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne) ainsi que le Cantal. Financièrement, ce n’est plus tenable. « Nous dénonçons cette situation depuis début 2011, affirme Maurice Biniasz, médecin coordinateur de l’association. Il nous manque maintenant 106 000 euros pour finir l’année ». Pour se faire entendre auprès de l’ARS, l’ARMEL a dans un premier temps menacé de ne plus assurer les gardes à partir du 25 décembre. « A priori l’ARS aurait assuré nous débloquer cet argent, mais nous ne nous en contenterons pas pour 2012 », indique le médecin.

Créée en 2004 pour assurer la permanence des soins ambulatoires dans la région, l’ARMEL compte une centaine de médecins régulateurs et 859 adhérents. L’association de médecins libéraux a reçu près de 553 000 appels en 2011. « C’est 14 000 appels de plus qu’en 2010, notre activité est en légère hausse, mais l’ARS n’en tient pas compte car elle ne fixe les budgets des régulations qu’en fonction des actes effectués, or nous enregistrons 54 % de conseils sur le nombre d’appels reçus », explique le Dr Biniasz.

Le budget de fonctionnement de l’ARMEL est de 1,6 million d’euros par an mais pour travailler sereinement, les médecins demandent à l’ARS de s’engager financièrement pour une durée de trois ans. Faute de quoi ? « Il n’est pas dit que l’on ne ferme pas l’ARMEL en début d’année, prévient Maurice Biniasz. Si c’est le cas nous assisterons à une catastrophe sanitaire sur le terrain dont l’ARS portera une grande part de responsabilité ». Verdict début janvier.

 BÉATRICE GIRARD

Source : lequotidiendumedecin.fr